La solitude

« État de quelqu’un qui est seul momentanément ou habituellement : Profiter d’un instant de solitude pour réfléchir. Aimer la solitude. » – Définition Larousse.

J’aime particulièrement cette définition de la solitude car elle n’a rien de péjoratif. Alors, vous allez me dire, mais pourquoi avoir forcément un avis péjoratif ?

Déjà petite fille, j’étais quelqu’un de très autonome, qui savait jouer seule et me débrouiller sans que forcément un adulte intervienne. Avec les années, les choses n’ont pas changé. J’ai toujours su me débrouiller par moi-même et ça me convient très bien. Je ne supporterais certainement pas de devoir dépendre de quelqu’un. 

Je nourris donc ma solitude depuis toujours. Et je me sens bien avec elle. J’apprécie les moments passés avec mes amis, avec ma famille mais j’apprécie bien plus mes moments solitaires. Ils sont tous différents. Parfois, je peux passer des heures à ne rien faire, à juste me perdre dans mes pensées. Tout comme, j’apprécie ma séance de sport, avec ma propre playlist sans personne autour. 

Cette façon d’être peut poser problème notamment pour rencontrer du monde. J’ai tendance à être renfermée sur moi-même. Je ne vais pas vraiment vers les gens. Je ne me considère pas pour autant sauvage. Simplement, j’ai bien plus besoin de ma tranquillité que des autres. Là encore, j’adore ma famille et mes amis, c’est une certitude. Sans eux, je ne serai pas la personne que je suis aujourd’hui et je ne pourrai tout simplement pas vivre sans eux. Néanmoins, leur présence m’est nécessaire à faible dose… 

Je me suis souvent demandée si au fond, je n’avais pas un petit problème à régler avec moi-même. Il m’est arrivé de trouver bizarre de préférer passer un samedi soir chez moi, avec un bon bouquin, plutôt que dans un bar entourée de mes amis. De même, il m’est arrivé d’avoir honte. Pourquoi ? Parce que j’avais hâte de voir ma maison se vider, parce que j’avais hâte qu’un évènement se termine pour que je puisse me retrouver seule, dans ma bulle, chez moi. Je me répète mais tout cela ne signifie pas que je n’aime pas les personnes qui m’entourent, bien au contraire. C’est simplement un besoin que j’ai : celui de me retrouver seule avec moi-même. 

En grandissant, et surtout ces derniers mois, j’ai fini par accepter cette part de ma personnalité. J’aime ma solitude plus que tout au monde car grâce à elle, je me retrouve, je me ressource, je m’épanouie et j’apprends. C’est lorsque je suis seule que les mots jaillissent, que l’envie d’apprendre se manifeste tout comme celle de me dépasser sans cesse. 

Je ne cesserai de le dire, mais je suis une éternelle romantique. Je crois dur comme fer au grand Amour et j’espère pouvoir le vivre un jour. En revanche, s’il y a bien une chose dont je suis sûre, c’est que je ne dépendrai jamais de cette Amour. J’ai cette immense envie au fond de moi de partager ma vie, mes passions et mes rêves avec quelqu’un mais je sais pertinemment que cela ne pourra fonctionner que si la personne en face de moi accepte ma solitude, car sans elle, je ne suis pas complète. 

Finalement, ce que j’essaie de vous faire comprendre à travers ces quelques paragraphes, c’est qu’il ne faut pas avoir honte de sa solitude. Qu’il ne faut pas culpabiliser de refuser une sortie pour une soirée Netflix sur son canapé. Tout comme, il ne faut pas culpabiliser de s’éloigner de tout ce qui nous entoure, pour se retrouver un peu avec soi-même. Bien au contraire! Nous sommes aujourd’hui dans un monde ultra connecté. Ça a ces avantages mais aussi ces inconvénients. Je pense qu’on s’y perd un peu parfois. Alors être solitaire n’a rien d’un défaut, c’est une grande qualité qu’il faut savoir apprécier