Les amitiés

“Un des plus grands bonheurs de cette vie, c’est l’amitié ; et l’un des bonheurs de l’amitié, c’est d’avoir à qui confier un secret.” – Alessandro Manzoni

L’amitié n’est pas une chose facile. C’est même, je pense, l’une des relations les plus complexe à comprendre.

On nous parle d’amitié depuis notre plus jeune âge. Déjà, lors de notre rentrée en maternelle, entouré par nos camarades, on commence à lier des affinités avec d’autres enfants: des « amitiés« . Mais est-ce vraiment ça la véritable amitié ? Non, je ne pense pas.

J’ai toujours été entourée par des amis. Je n’ai jamais été isolée. J’ai, depuis mon plus jeune âge, cette capacité à analyser les personnes qui m’entourent et à deviner si on pourrait s’entendre ou non, à différencier les bonnes des mauvaises fréquentations. Parce que, oui, on ne peut pas s’entendre avec tout le monde et pas toutes les relations amicales sont bonnes à prendre.

Au fil des années, j’ai compris que chacun avait son propre caractère, son propre parcours, sa propre évolution. Il y a des personnes avec qui, j’ai entretenu une véritable amitié pendant des années, et avec qui aujourd’hui, je ne suis même plus capable de tenir une conversation. Et puis à l’inverse, il y a des personnes avec qui je ne pensais clairement pas faire naître une amitié et qui sont aujourd’hui, indispensables à ma vie. Ce terme, « indispensable » peut vous paraître exagéré, mais je vous assure qu’il ne l’est pas.

J’ai la chance d’avoir une famille aimante, avec qui j’entretiens une excellente relation, très fusionnelle. Mais je vous assure que rien ne peut remplacer l’oreille attentive d’un véritable ami. Cette personne qui vous écoute, sans vous juger, qui accepte vos choix mais qui prend soin de vous, en vous donnant quelques conseils pour vous éviter de faire un trop gros mauvais choix. Cette personne qui connait tous vos secrets. C’est finalement, ce regard extérieur. Ce regard qui vous connait parfaitement mais qui ne l’assume pas comme le ferait un membre de votre famille. Car oui, la famille aura forcément un regard plus critique sur vos choix et vos actions: pour vous protéger.

Aujourd’hui, j’ai certes moins d’amis qu’il y a quelques années, mais j’ai des amitiés de qualité. Des amitiés très sincère, très fortes que rien, ni personne, ne pourra briser.

Ce qui est drôle, c’est que mes amis et moi sommes très différents. Dans mon cercle d’amis, en effet, il n’y a personne qui partage réellement les mêmes centres d’intérêts que moi, ou bien, qui a la même façon de penser que moi. Et c’est ce que je trouve incroyable. Pendant des années, j’ai cru qu’une véritable amitié se construisait autour de ressemblances, et puis finalement, aujourd’hui je pense l’inverse. Une amitié est riche, forte et sincère dans sa singularité, et dans la différence. On pourrait croire que nos terrains d’ententes sont, de ce fait, minimes. Mais c’est tout l’inverse. Il y a un véritable équilibre qui s’est créé entre nous. Nos caractères, tous différents, s’enrichissent les uns avec les autres. L’un apaise, l’un rassure, tandis que l’autre nous fait sortir de notre zone de confort, etc…

Ma vision de l’amitié n’a cessé d’évoluer au fil des années. J’avais cette vision très idéaliste durant mes années de lycéenne. Celle qui me faisait penser que je ne perdrais jamais les personnes avec qui j’étais à ce moment-là, celle qui me faisait croire, que finalement, on était indestructible. C’était à la fois très beau et très naïf de ma part d’avoir penser ça parce que, lorsqu’on quitte le lycée, tout notre univers est bouleversé. On est clairement pas préparé à ça. J’en ai souffert quelques temps parce que je tenais énormément à ce gros groupe d’amis. Et puis avec le temps, on comprend que c’était notre richesse à cet instant précis mais une richesse si fragile, qu’il était inévitable qu’elle s’éteigne un jour. Et là on comprend que finalement, la confiance, ça va, ça vient. Ça illumine notre vie et puis ça s’éteint. Jusqu’au jour où, l’étincelle est peut-être moins forte mais beaucoup plus vraie et de ce fait, tient toute une vie.

Finalement, l’amitié ressemble étrangement à l’amour. On a tendance à dire, en amour, qu’il faut rencontrer quelques crapauds avant de rencontrer son prince charmant. Et bien, je trouve que cela fonctionne aussi pour l’amitié. Les déceptions, les disputes, les peines, les séparations, tout ça nous enseigne et nous rapproche de la véritable amitié.

Mon corps et moi

Toi et moi, nous avons toujours eu une relation complexe. Pour être tout à fait honnête, je ne me souviens pas t’avoir apprécié un jour ou m’être sentie bien avec toi. Depuis mon plus jeune âge, je suis dure avec toi. Je te maltraite, je suis exigeante et je pose très souvent un regard très sévère sur toi. Alors, pour toutes ces années difficiles, je tiens à te présenter mes excuses. Attention, mes excuses ne signifient pas que mon comportement à ton égard va changer. J’espère tout du moins que se sera le cas mais ça, je ne peux pas te le promettre.

Je me souviens de ces années collège où notre corps change, grandit, se développe. Je me souviens de l’excitation que j’ai pu ressentir à l’idée de découvrir petit à petit mon corps d’adulte. Parce que oui, j‘avais hâte d’être dans mon corps d’adulte. Les années passèrent, et les formes arrivaient de plus en plus nombreuses. Une petite poitrine généreuse, puis des hanches, des cuisses, une silhouette de plus en plus marquée. À ce moment-là, le sentiment que j’ai ressenti n’était pas celui que j’espérais. Je ne sais pas si c’est parce que le changement a été trop soudain, et que je n’étais pas prête, ou si c’est parce que je ne m’attendais pas à ce corps. À ce moment-là, donc, j’ai commencé à vouloir te contrôler plus que ce que je ne le faisais déjà.

Depuis mon plus jeune âge, j’entretiens une relation chaotique avec la nourriture et l’action qu’est de manger. Ça n’a jamais été une partie de plaisir de me nourrir mais vraiment une nécessité. Paradoxalement, j’aime beaucoup manger. Du moins, j’aime les bonnes choses. J’ai la chance d’avoir grandi dans une famille de gourmands et de cuisiniers. Je n’ai donc jamais été habituée à la mal-bouffe mais plus habituée aux plats plus travaillés et sains. Cela n’empêche, que j’ai toujours contrôlé et fait attention à ce que je mangeais, en ayant toujours en tête mon body goal. Ça peut sembler fou pour certains, de se dire qu’à 15 ans, j’avais déjà une idée précise de la shape que je voulais avoir. Pourtant c’était le cas.

J’avais et j’ai toujours cette mauvaise habitude de t’observer, dès que j’en ai l’occasion. Je ne te regarde pas par plaisir, ou par admiration, non. Je te regarde d’un regard accusateur et plein de jugement. Face à mon miroir, j’observe toutes ces choses que je supporte pas, toutes ces choses que je n’aime pas et que j’aimerais changer. Toutes ces choses que finalement, je te reproche. Ce qui est le plus difficile c’est lorsque je commence à me dire que la façon dont je me vois, la façon dont j’apprécie mon reflet est exactement la façon dont les autres me voient. Comme si, finalement, lorsqu’on me regardait, la première chose que l’on voyait, c’était mes défauts. Ce regard-là, que je nourris depuis des années, m’a rendu malade. Il est devenu obsessionnel. Alors je me suis mise à faire beaucoup plus de sport, à faire moins d’écarts et à contrôler ma shape encore plus qu’avant. Jusqu’au jour où j’ai voulu changé les choses, j’ai voulu guérir.

Il n’y a rien de plus dur, je pense, que d’avouer que l’on a un problème avec soi-même. Cette prise de conscience ne se fait pas en un claquement de doigts, non. C’est un long processus, difficile, qui se met en place au fur et à mesure. Pour commencer, j’ai arrêté de me référencer à des instagrameuses aux corps beaucoup trop parfait pour être vrai, j’ai arrêté finalement de vouloir cette vie et ce corps sans défaut. Ensuite, j’ai appris à faire du sport par plaisir et non pas par nécessité. Le sport est une source très importante non seulement pour notre forme physique mais aussi mentale. Seulement, je n’en avais pas conscience. Et bizarrement, pratiquer avec plaisir, le sport nous donne de meilleurs résultats. Enfin, j’ai appris à me regarder avec un regard plus positif. Cette étape, est l’une des plus difficile pour moi : me regarder sans me juger. Petit à petit, j’ai commencé à pointer du doigt les choses que j’aimais sur mon corps avant de pointer du doigt ce qui ne me plaisait pas. Parfois, ça pouvait être un simple grain de beauté bien placé, comme celui que j’ai sur l’épaule et que j’affectionne particulièrement. Parfois, ça pouvait être le creux timide qui commençait à se former au niveau de mes abdos. Ensuite, je m’autorisais une critique, pas plus. Mais attention, une critique constructive. Le but étant d’améliorer la situation en ayant un objectif positif et non pas restrictif.

Depuis cette nouvelle routine, je dois avouer que je me sens mieux. Petit à petit, j’apprends à aimer mon corps tel qu’il l’est et j’apprends à me sentir bien dans ma peau. Me connaissant, j’ai conscience que le chemin sera encore long avant une acceptation totale. Cependant, s’il y a bien une chose que j’ai apprise, c’est que la pensée positive, apporte le positif. On est tous différent, on a tous des complexes, avec une morphologie qui nous est propre et il est important de préserver cette singularité car finalement, c’est ce qui fait notre beauté. Alors si j’ai bien un conseil à vous donner, c’est de toujours avoir un regard bienveillant envers votre corps, car il est unique et mérite le plus grand respect.

Alors toi, mon cher et tendre corps, j’espère que tu accepteras mes excuses. À ce jour je fais de mon mieux pour t’accepter chaque jour un peu plus, en m’éloignant de mes mauvaises habitudes et en prenant soin de toi du mieux que je peux.

Partie II : Ma réorientation

Si vous n’avez pas lu le début de cette histoire, je vous invite à lire la « partie I » qui vous explique comment j’en suis arrivée là. 
Au mois de septembre dernier, je commençais une nouvelle année d’étude. J’ai toujours adoré les rentrées scolaires. Je trouve ça vraiment excitant. Mais cette année, mon excitation était mélangée à de l’anxiété. Je venais de quitter la fac pour commencer mes études à distance

Je pense avoir vécu l’été le plus enrichissant de toute ma vie. Non seulement j’ai réalisé mon rêve: Celui de partir un mois, en roadtrip, aux États-Unis mais j’ai aussi pris l’une des plus grosses décisions de ma vie. 
Avant d’entamer mon roadtrip, il était primordial pour moi, de savoir ce que j’allais faire au mois de septembre. Il était en effet inconcevable pour moi, de revenir, au mois de septembre sans avoir un plan d’avenir. J’ai donc passé mon mois de juillet à chercher scrupuleusement des études qui me correspondaient. Et puis un jour, je suis tombée sur la page du CNED. J’ai été surprise de voir tout ce qu’il était possible de faire à partir du Cned… 
Le Cned c’est quoi ? Le Cned, c’est un centre de formation, qui vous permet de réaliser vos études, peu importe votre niveau d’étude, peu importe le cursus, le tout à distance. 
Lorsque j’ai vu que la formation qui m’intéressait, était réalisable avec le Cned, j’ai tout de suite été emballée. Cependant, j’avais quelques réserves donc j’ai fait pas mal de recherches, j’ai lu des témoignages, etc. D’ailleurs, Cindy du blog « TheWorldOfSisters » m’a vraiment aidé et rassuré grâce à sa vidéo concernant ses études avec le Cned. 
Comme tout choix important que l’on prend dans sa vie, on a souvent besoin d’avis extérieurs. J’ai effectivement longuement parlé avec mes proches, pour avoir différents avis, suggestions mais je savais au fond de moi que je devais prendre ce chemin. Je ne sais pas trop comment l’expliquer. 
Une fois rentrée de mon roadtrip, j’ai donc commencé mes études à distance. Mon BTS notariat.  J’étais vraiment très excitée. Je me suis très vite plongée dans mon cours qui m’était familier étant donné que ça reste du droit. Et j’ai très vite pris goût à ce nouveau rythme qui s’offrait à moi. 
En effet, mes journées n’ont plus du tout le même rythme. Je n’ai plus la contrainte du trajet, je perds moins de temps. Je suis aussi beaucoup moins stressée et je vais à mon rythme. 
Bien évidemment, les études à distance ce n’est pas toujours très simple. Il ne faut pas perdre de vue que vous êtes totalement seul. Personne n’est dernière vous à vous dire que vous devez travailler, personne ne viendra vérifier vos fiches de cours. Cela n’empêche pas la présence des professeurs tout au long de la formation, pour nous aider au mieux et pour répondre à toutes nos questions, qu’elles concernent directement le cours ou pas. 
Aujourd’hui, à plus d’un mois et demi de formation (déjà) je peux vous dire que je ne regrette pas mon choix. Je suis épanouie. J’arrive à gérer mon emploi du temps tout en me laissant suffisamment de temps libre pour pouvoir m’atteler à d’autres activités. 
On a tendance à croire que ce type de formation, nous renferme sur nous même. Or, ce n’est pas du tout le cas. Je fais du sport régulièrement, je vois mes amis, je balade, bref, je bouge beaucoup. L’erreur serait effectivement de se renfermer dans ses études sept jours sur sept, sans jamais mettre un pied dehors. 
Si vous vous posez la question, non, la solitude dans mes études de me dérange pas du tout. Bien au contraire. J’ai toujours été solitaire dans mon travail. J’ai toujours détesté les travaux de groupe et ma timidité me faisait souvent me sentir mal à l’aise dans une salle de classe. Alors finalement, j’apprécie mon environnement de travail et le fait de vraiment pouvoir aller à mon rythme, travailler la matière que je souhaite lorsque j’en ai envie.

Je pense que cet article est encore une fois, suffisamment long. J’ai encore énormément de chose à dire, notamment sur mon organisation mais je vous réserve ça pour un nouvel article.

Pour conclure, cette réorientation m’a fait peur, m’a fait me poser énormément de questions mais finalement je ne regrette pas mon choix. Je sais que j’ai pris la bonne décision. Et si j’ai bien un conseil à vous donner, c’est de ne pas avoir peur de prendre des risques. Ne restez pas renfermé dans des études qui ne vous conviennent pas, par peur pour l’avenir. Osez prendre des risques, tentez des choses et vous verrez que vous en ressortirez bien plus forts ! 

Partie I: Pourquoi je me suis réorientée ?

Le sujet étant assez vaste, j’ai décidé de découpé cet article en deux parties histoire que le post ne soit pas trop long. J’ai mis pas mal de temps à l’écrire parce que je ne savais clairement pas comment aborder le sujet… J’espère tout de même que ça vous plaira et que ce post sera suffisamment clair. J’attends vos retours. 🙂
C’est à plusieurs reprises, sans jamais trop rentrer dans les détails, que j’ai mentionné m’être réorientée. Si j’ai été évasive sur le sujet pendant tout ce temps ce n’est pas sans raison, vous vous en doutez bien. Même si aujourd’hui je suis complètement à l’aise dans mon choix, ça n’a pas toujours été le cas et c’est ce que je compte aborder ici

Pour celles et ceux qui ne seraient pas au courant, j’ai fait quatre années de fac de droit. Le droit me passionnait et me passionne encore aujourd’hui. C’est un univers très riche, très complexe mais vraiment fascinant. Non seulement parce qu’il touche directement notre quotidien mais également parce qu’il s’agit d’un domaine vraiment très vaste. 
Durant ces quatre années, j’ai eu des hauts et des bas. Mes deux premières années étaient vraiment bien. Je me sentais bien dans mes études, bien dans cet environnement qu’est la fac. Et puis, est arrivée ma troisième année. J’étais vraiment ultra motivée, je voulais réussir. Malheureusement, les choses ne se sont pas passées comme prévues. Les quatre premiers mois ont été rempli de difficultés autant dans ma vie privée qu’au sein de mes études. 
On peut dire ce que l’on veut, mais notre réussite de dépend pas des cours en amphithéâtre, notre réussite dépend des TD, et plus précisément des chargés de TD. Il suffit de tomber sur une personne complètement exécrable et vraiment pas pédagogue pour que votre semestre soit fichu. C’est triste à dire mais c’est pourtant la réalité et c’est ce qu’il s’est passé pour moi. Au mois de décembre 2016, je me souviens être rentrée chez moi en larmes, parce que je savais pertinemment que mon TD ne valait rien, bien que ça soit ma note la plus importante du semestre… J’avais beau travailler de toutes mes forces, cette personne ne cesser de nous rabaisser en nous donnant des notes injustifiées. J’avais donc perdu totalement confiance en moi et en mon travail. Je voulais tout arrêter
Alors je sais ce que vous êtes en train de vous dire : « Mais dans ces cas-là, il fallait aller se plaindre!« . Je ne sais pas si toi, qui lit cet article, tu es étudiant ou non (oui, je me permets de te tutoyer le temps d’une phrase…) mais sache que lorsque tu es étudiant, ton avis, on s’en tape. Surtout à la fac. Tu n’es qu’un pion parmi tant d’autres, qu’on espère faire sauter, pour laisser la place à de nouveaux étudiants. 
L’inévitable est donc arrivé. J’ai dû retaper mon année. Je n’étais pas du tout motivée, je me sentais de moins en moins à ma place. Mais je gardais tout de même mon objectif en tête et c’est ce qui m’a aidé à refaire mon année. Mon premier semestre s’est très bien passé, je reprenais petit à petit confiance en moi. J’ai eu la chance d’avoir une chargée de TD absolument fantastique, avec qui les cours étaient un vrai plaisir. Et puis parfois, la vie vous envoie des signes, vous alerte en semant la zizanie dans votre vie. 
On arrive donc au moins de mars dernier. Le mois de ma rupture. Ça a été une période vraiment difficile, où j’avais l’impression que tout était en train de s’effondrer autour de moi. Je ne contrôlais plus rien, j’étais perdue. J’ai passé mes partiels, tant bien que mal. Ça a été une catastrophe. Je le savais, et secrètement, je pense que je le voulais. L’idée de la réorientation était de plus en plus présente. J’avais besoin d’un nouveau départ, de me sentir de nouveau bien dans ma vie
Malgré le fait que je savais secrètement que les résultats n’allaient pas être bons, j’avais un peu d’espoir. Mais je pense que cet espoir, cachait juste ma peur de l’inconnu. 
Lorsque les résultats sont tombés, sans surprise, ce n’était pas bon. J’ai beaucoup pleuré, je ne vous le cache pas. Je me sentais vraiment nulle et sans avenir. Mais bizarrement, ça n’a duré d’une instant. Je me suis très vite remise sur pieds, je passais des journées entières devant mon PC et au téléphone avec des écoles, jusqu’au jour où j’ai enfin trouvé la réorientation qu’il me fallait.
 Ça a complètement changé ma vie. Je me sens beaucoup mieux dans mon corps, dans ma tête, dans ma vie. Se serait vous mentir de vous dire que je n’ai pas peur. Parce que oui, j’ai peur. Mine de rien, je repars de zéro, avec de nouveaux objectifs, sur un nouveau chemin, tout neuf. Mais comme on dit, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. C’est grâce à ces revirements de situations, que l’on apprend, que l’on grandi et que l’on devient la personne que l’on souhaite être. 

C’est la rentrée pour tout le monde!

Hello ! 
Je préfère vous prévenir dès la première ligne, ce post risque d’être vraiment très long ! Je m’en excuse donc par avance !

J’espère que vous allez tous bien, mes chers lecteurs. Vous m’avez drôlement manqué ! Le blog m’a manqué. Comme vous l’avez sûrement constaté, les derniers mois ici n’ont pas été faciles. J’ai rencontré de nombreux soucis personnels et comme je vous l’avais expliqué dans un précédent post (*), la situation était tellement chaotique et difficile pour moi que je n’arrivais tout simplement plus à venir écrire ici. 
Après un mois de vacances (et quelques semaines en plus) je reviens enfin l’esprit libre et des idées plein la tête. Je me suis même rédigée un petit plan pour ce post, histoire de ne pas partir dans tous les sens! C’est fou, mais je ressens enfin le déclic dont j’avais besoin. C’est durant les dernières semaines d’août que j’ai le plus ressenti ce manque. Le manque de l’écriture. J’avais hâte de trouver le temps pour me poser devant mon clavier et de commencer à vous écrire ces lignes. Ces premières lignes d’une nouvelle année. Alors oui, parlons-en, je ne sais pas vous, mais pour moi l’année commence toujours en septembre et non pas en janvier. Pour moi, le mois de janvier n’est qu’un mois comme les autres. Le mois à travers lequel on fait le point sur les choses que l’on a accompli depuis septembre et où on peut éventuellement rattraper les choses. Vous voyez ce que je veux dire ? 
Je ne vous cache pas que ma nouvelle année commence plutôt bien. De belles choses se sont passées et d’autres sont en préparation. Il y a également des choses qui ont changé et d’autres qui doivent encore changer. Je suis toute excitée! 
Tout d’abord, il y a eu mon mois de vacances. Ça n’a pas été un mois de vacances comme les autres puisque je suis partie faire un road trip entre les États-Unis et le Canada. C’était un de mes rêves. Le voilà aujourd’hui réalisé et j’ai encore une tonne d’étoiles dans les yeux. C’était un magnifique voyage, formé autour de belles rencontres et de beaux paysages. Je m’y sentais vraiment bien. Pour être tout à fait honnête avec vous, si je n’avais pas de si beaux projets ici, en France, je pense que j’aurais tout fait pour rester là-bas mais c’est un autre sujet, on y reviendra. 

On en vient donc à mes projets. Ces projets s’intéressent non seulement à mes études, mais aussi à ma vie privée ainsi qu’au blog. Je n’ai pas envie de tout dévoiler maintenant tout simplement parce que je préfère le faire en temps voulu. Tout ce que je peux vous dire, c’est que j’ai déjà commencé à mettre la main à la pâte et je suis vraiment très contente. Le changement et la remise en question sont deux choses qui peuvent faire peur. J’ai eu peur, je ne vous le cache pas. Mais au final, aujourd’hui, je suis contente d’avoir pris quelques risques et de me retrouver où je suis aujourd’hui. Je me sens bien dans ma vie, bien dans ma tête et je suis certaine que mes projets vont aboutir à quelque chose de fantastique. Le plus important c’est finalement d’y croire et de se donner les moyens d’y arriver
Concernant mes études, j’ai décidé d’arrêter l’université dans laquelle j’étudiais le droit. Ça n’a pas été une décision facile sachant que j’aimais ce que j’apprenais. Mais finalement, aimer ce que l’on apprend ne suffit pas. Je ne me retrouvais plus dans ce système d’éducation, je n’étais plus dans un environnement qui me correspondait. Décider d’arrêter ses études universitaires ce n’est pas quelques choses de facile surtout lorsque, comme moi, vous avez quelques années dernières vous et que vous êtes à un doigt de décrocher votre diplôme… Le problème, c’est que je ne prenais même plus plaisir à aller en cours, ça devenait un fardeau. Je fais partie de ces personnes qui ont toujours aimé l’école et apprendre de nouvelles choses. Il était donc pour moi  hors de question de me perdre dans des études, dans une sphère éducative qui ne me convenait plus.
À ce jour je n’ai pas définitivement arrêté mes études. Loin de là cette idée ! Je poursuis mes études mais différemment. Pour le moment je n’ai pas envie d’en parler. Non seulement parce que c’est encore trop tôt pour que je vous donne mon ressenti mais aussi parce que j’ai envie de garder ça rien que pour moi encore un petit moment. J’espère que vous comprenez ! 
Qui dit nouvelle année, dit nouvelles résolutions et nouveaux objectifs ! Il y a, en effet, pas mal de choses que j’ai toujours voulu faire et pour lesquelles je ne prenais pas véritablement de temps. Cette année, avec tous ces changements qui ont eu lieu dans ma vie, je me suis dit que c’était le moment parfait pour mener à bien ces petits objectifs personnels. 
Tout d’abord, je vais reprendre le sport et cette fois sérieusement. Jusqu’à présent, je faisais du sport simplement pour me maintenir en forme et pour garder une hygiène de vie convenable. Mais finalement, ça ne me suffisait pas. J’ai besoin de plus. De ce fait, les séances de sport vont se faire plus intensives et plus présentes dans mes semaines. D’ailleurs, je vais très prochainement me réinscrire dans une salle de sport pour pouvoir avoir accès à certaines machines. 
Ensuite, je fais régulièrement de la méditation. Cela fait effectivement deux mois, que, régulièrement, je pratique la médiation.  J’en ai toujours entendu parler mais je ne m’y étais jamais vraiment attardée.  Et puis un beau jour, j’ai décidé d’essayer, encore et encore. Aujourd’hui, c’est clairement un exercice que j’ai inséré dans mon quotidien et qui me fait un bien fou! 
Pour rejoindre la pratique de la méditation, j’ai décidé d’essayer le yoga. Je sais que c’est une pratique qui demande beaucoup de patience et qui n’est vraiment pas facile lorsqu’on débute mais ça m’intéresse vraiment beaucoup.

Je vous rédigerai certainement des posts à ce sujet, pour vos donner mes impressions! 

Pour terminer, je ne vous cache pas que j’ai carrément ralenti mon rythme de lecture ces derniers mois… Mais encore une fois, vous connaissez maintenant les raisons. C’est pourquoi, je vais reprendre tout doucement, en essayant de regagner le rythme que j’avais initialement. La lecture me manque beaucoup mais pas autant que l’écriture. D’ailleurs, je vous avais parlé d’un projet d’écriture que j’avais en tête et qui lui aussi, s’est un peu évaporé au cours des derniers mois. Je ne peux pas vous dire qu’il est toujours d’actualité mais je ne l’oublie pas, c’est toujours dans un coin de ma tête. 
Je pense que ce post marque définitivement la rentrée et la reprise du blog. Si vous êtes en train de lire cette phrase, je vous remercie d’avoir lu la totalité du post car il est vraiment long ! En tout cas, je vous embrasse et je vous retrouve très vite pour un tout nouvel article. 
Love,