Mon corps et moi

Toi et moi, nous avons toujours eu une relation complexe. Pour être tout à fait honnête, je ne me souviens pas t’avoir apprécié un jour ou m’être sentie bien avec toi. Depuis mon plus jeune âge, je suis dure avec toi. Je te maltraite, je suis exigeante et je pose très souvent un regard très sévère sur toi. Alors, pour toutes ces années difficiles, je tiens à te présenter mes excuses. Attention, mes excuses ne signifient pas que mon comportement à ton égard va changer. J’espère tout du moins que se sera le cas mais ça, je ne peux pas te le promettre.

Je me souviens de ces années collège où notre corps change, grandit, se développe. Je me souviens de l’excitation que j’ai pu ressentir à l’idée de découvrir petit à petit mon corps d’adulte. Parce que oui, j‘avais hâte d’être dans mon corps d’adulte. Les années passèrent, et les formes arrivaient de plus en plus nombreuses. Une petite poitrine généreuse, puis des hanches, des cuisses, une silhouette de plus en plus marquée. À ce moment-là, le sentiment que j’ai ressenti n’était pas celui que j’espérais. Je ne sais pas si c’est parce que le changement a été trop soudain, et que je n’étais pas prête, ou si c’est parce que je ne m’attendais pas à ce corps. À ce moment-là, donc, j’ai commencé à vouloir te contrôler plus que ce que je ne le faisais déjà.

Depuis mon plus jeune âge, j’entretiens une relation chaotique avec la nourriture et l’action qu’est de manger. Ça n’a jamais été une partie de plaisir de me nourrir mais vraiment une nécessité. Paradoxalement, j’aime beaucoup manger. Du moins, j’aime les bonnes choses. J’ai la chance d’avoir grandi dans une famille de gourmands et de cuisiniers. Je n’ai donc jamais été habituée à la mal-bouffe mais plus habituée aux plats plus travaillés et sains. Cela n’empêche, que j’ai toujours contrôlé et fait attention à ce que je mangeais, en ayant toujours en tête mon body goal. Ça peut sembler fou pour certains, de se dire qu’à 15 ans, j’avais déjà une idée précise de la shape que je voulais avoir. Pourtant c’était le cas.

J’avais et j’ai toujours cette mauvaise habitude de t’observer, dès que j’en ai l’occasion. Je ne te regarde pas par plaisir, ou par admiration, non. Je te regarde d’un regard accusateur et plein de jugement. Face à mon miroir, j’observe toutes ces choses que je supporte pas, toutes ces choses que je n’aime pas et que j’aimerais changer. Toutes ces choses que finalement, je te reproche. Ce qui est le plus difficile c’est lorsque je commence à me dire que la façon dont je me vois, la façon dont j’apprécie mon reflet est exactement la façon dont les autres me voient. Comme si, finalement, lorsqu’on me regardait, la première chose que l’on voyait, c’était mes défauts. Ce regard-là, que je nourris depuis des années, m’a rendu malade. Il est devenu obsessionnel. Alors je me suis mise à faire beaucoup plus de sport, à faire moins d’écarts et à contrôler ma shape encore plus qu’avant. Jusqu’au jour où j’ai voulu changé les choses, j’ai voulu guérir.

Il n’y a rien de plus dur, je pense, que d’avouer que l’on a un problème avec soi-même. Cette prise de conscience ne se fait pas en un claquement de doigts, non. C’est un long processus, difficile, qui se met en place au fur et à mesure. Pour commencer, j’ai arrêté de me référencer à des instagrameuses aux corps beaucoup trop parfait pour être vrai, j’ai arrêté finalement de vouloir cette vie et ce corps sans défaut. Ensuite, j’ai appris à faire du sport par plaisir et non pas par nécessité. Le sport est une source très importante non seulement pour notre forme physique mais aussi mentale. Seulement, je n’en avais pas conscience. Et bizarrement, pratiquer avec plaisir, le sport nous donne de meilleurs résultats. Enfin, j’ai appris à me regarder avec un regard plus positif. Cette étape, est l’une des plus difficile pour moi : me regarder sans me juger. Petit à petit, j’ai commencé à pointer du doigt les choses que j’aimais sur mon corps avant de pointer du doigt ce qui ne me plaisait pas. Parfois, ça pouvait être un simple grain de beauté bien placé, comme celui que j’ai sur l’épaule et que j’affectionne particulièrement. Parfois, ça pouvait être le creux timide qui commençait à se former au niveau de mes abdos. Ensuite, je m’autorisais une critique, pas plus. Mais attention, une critique constructive. Le but étant d’améliorer la situation en ayant un objectif positif et non pas restrictif.

Depuis cette nouvelle routine, je dois avouer que je me sens mieux. Petit à petit, j’apprends à aimer mon corps tel qu’il l’est et j’apprends à me sentir bien dans ma peau. Me connaissant, j’ai conscience que le chemin sera encore long avant une acceptation totale. Cependant, s’il y a bien une chose que j’ai apprise, c’est que la pensée positive, apporte le positif. On est tous différent, on a tous des complexes, avec une morphologie qui nous est propre et il est important de préserver cette singularité car finalement, c’est ce qui fait notre beauté. Alors si j’ai bien un conseil à vous donner, c’est de toujours avoir un regard bienveillant envers votre corps, car il est unique et mérite le plus grand respect.

Alors toi, mon cher et tendre corps, j’espère que tu acceptera mes excuses. À ce jour je fais de mon mieux pour t’accepter chaque jour un peu plus, en m’éloignant de mes mauvaises habitudes et en prenant soin de toi du mieux que je peux.

Partie I: Pourquoi je me suis réorientée ?

Le sujet étant assez vaste, j’ai décidé de découpé cet article en deux parties histoire que le post ne soit pas trop long. J’ai mis pas mal de temps à l’écrire parce que je ne savais clairement pas comment aborder le sujet… J’espère tout de même que ça vous plaira et que ce post sera suffisamment clair. J’attends vos retours. 🙂
C’est à plusieurs reprises, sans jamais trop rentrer dans les détails, que j’ai mentionné m’être réorientée. Si j’ai été évasive sur le sujet pendant tout ce temps ce n’est pas sans raison, vous vous en doutez bien. Même si aujourd’hui je suis complètement à l’aise dans mon choix, ça n’a pas toujours été le cas et c’est ce que je compte aborder ici

Pour celles et ceux qui ne seraient pas au courant, j’ai fait quatre années de fac de droit. Le droit me passionnait et me passionne encore aujourd’hui. C’est un univers très riche, très complexe mais vraiment fascinant. Non seulement parce qu’il touche directement notre quotidien mais également parce qu’il s’agit d’un domaine vraiment très vaste. 
Durant ces quatre années, j’ai eu des hauts et des bas. Mes deux premières années étaient vraiment bien. Je me sentais bien dans mes études, bien dans cet environnement qu’est la fac. Et puis, est arrivée ma troisième année. J’étais vraiment ultra motivée, je voulais réussir. Malheureusement, les choses ne se sont pas passées comme prévues. Les quatre premiers mois ont été rempli de difficultés autant dans ma vie privée qu’au sein de mes études. 
On peut dire ce que l’on veut, mais notre réussite de dépend pas des cours en amphithéâtre, notre réussite dépend des TD, et plus précisément des chargés de TD. Il suffit de tomber sur une personne complètement exécrable et vraiment pas pédagogue pour que votre semestre soit fichu. C’est triste à dire mais c’est pourtant la réalité et c’est ce qu’il s’est passé pour moi. Au mois de décembre 2016, je me souviens être rentrée chez moi en larmes, parce que je savais pertinemment que mon TD ne valait rien, bien que ça soit ma note la plus importante du semestre… J’avais beau travailler de toutes mes forces, cette personne ne cesser de nous rabaisser en nous donnant des notes injustifiées. J’avais donc perdu totalement confiance en moi et en mon travail. Je voulais tout arrêter
Alors je sais ce que vous êtes en train de vous dire : « Mais dans ces cas-là, il fallait aller se plaindre!« . Je ne sais pas si toi, qui lit cet article, tu es étudiant ou non (oui, je me permets de te tutoyer le temps d’une phrase…) mais sache que lorsque tu es étudiant, ton avis, on s’en tape. Surtout à la fac. Tu n’es qu’un pion parmi tant d’autres, qu’on espère faire sauter, pour laisser la place à de nouveaux étudiants. 
L’inévitable est donc arrivé. J’ai dû retaper mon année. Je n’étais pas du tout motivée, je me sentais de moins en moins à ma place. Mais je gardais tout de même mon objectif en tête et c’est ce qui m’a aidé à refaire mon année. Mon premier semestre s’est très bien passé, je reprenais petit à petit confiance en moi. J’ai eu la chance d’avoir une chargée de TD absolument fantastique, avec qui les cours étaient un vrai plaisir. Et puis parfois, la vie vous envoie des signes, vous alerte en semant la zizanie dans votre vie. 
On arrive donc au moins de mars dernier. Le mois de ma rupture. Ça a été une période vraiment difficile, où j’avais l’impression que tout était en train de s’effondrer autour de moi. Je ne contrôlais plus rien, j’étais perdue. J’ai passé mes partiels, tant bien que mal. Ça a été une catastrophe. Je le savais, et secrètement, je pense que je le voulais. L’idée de la réorientation était de plus en plus présente. J’avais besoin d’un nouveau départ, de me sentir de nouveau bien dans ma vie
Malgré le fait que je savais secrètement que les résultats n’allaient pas être bons, j’avais un peu d’espoir. Mais je pense que cet espoir, cachait juste ma peur de l’inconnu. 
Lorsque les résultats sont tombés, sans surprise, ce n’était pas bon. J’ai beaucoup pleuré, je ne vous le cache pas. Je me sentais vraiment nulle et sans avenir. Mais bizarrement, ça n’a duré d’une instant. Je me suis très vite remise sur pieds, je passais des journées entières devant mon PC et au téléphone avec des écoles, jusqu’au jour où j’ai enfin trouvé la réorientation qu’il me fallait.
 Ça a complètement changé ma vie. Je me sens beaucoup mieux dans mon corps, dans ma tête, dans ma vie. Se serait vous mentir de vous dire que je n’ai pas peur. Parce que oui, j’ai peur. Mine de rien, je repars de zéro, avec de nouveaux objectifs, sur un nouveau chemin, tout neuf. Mais comme on dit, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. C’est grâce à ces revirements de situations, que l’on apprend, que l’on grandi et que l’on devient la personne que l’on souhaite être. 

Les blabla de Laura #4 : Savoir s’écouter avant d’écouter les autres

Je ne fais pas cet article par hasard. Loin de là. 
Si aujourd’hui j’aborde ce sujet avec vous, c’est tout simplement parce que je suis particulièrement concernée par le sujet. Je fais en effet partie de ces personnes qui écoutent les autres avant de s’écouter elles-mêmes. C’est très difficile de réussir à l’assumer et de réussir à le dire ouvertement. Mais aujourd’hui je m’en sens capable. Alors pourquoi s’en priver ? 
J’ai eu le déclic il y a quelques mois, lorsque j’ai décidé de m’occuper un peu plus de moi et de réaliser toutes les choses auxquelles je croyais. Parmi ces choses, il y a le fait de commencer à écrire un roman, gérer mon stress, me remettre au sport, avoir plus confiance en moi. Autrement dit, me faire confiance et croire en mes projets
Comme vous le savez, j’ai commencé à me tourner vers les livres de développement personnel aux alentours du mois de décembre. À ce moment-là, je ne savais pas vraiment ce que je voulais, alors j’ai touché un peu à tout: comment avoir une meilleure qualité de vie, comment venir à bout de ses projets, comment en finir avec les crises d’angoisses, etc. Honnêtement, avoir lu ces livres m’a fait un bien fou. Ça m’a permis de me déconnecter un peu de cette réalité à laquelle j’étais rattachée et de voir la vie sous un autre angle. Bien évidement, ces quelques lectures ne vont pas me suffire. Il m’en faut plus. Beaucoup plus. J’ai encore beaucoup trop de questions qui me trottent en tête et qui nécessitent l’obtention d’une réponse. 
Lorsque je fais le point sur les deux dernières années, je me rends compte que les choses ont vraiment changé autour de moi et que j’ai, moi aussi, beaucoup changé. Et croyez-moi, j’ai fait du chemin! 
Je n’ai jamais vraiment eu confiance en moi. Dans n’importe quel projet que je pouvais mettre en route, du plus simple (passer un coup de téléphone) au plus compliqué (passer un examen). De ce fait, j’ai toujours eu cette tendance à me rattacher aux autres pour prendre une décision ou tout simplement pour être rassurée. J’ai toujours eu ce besoin de me comparer aux autres, de comparer mon travail, mon attitude, pour espérer être contente de moi
À ce jour, rare sont les fois où j’ai réellement été fière de moi. Pourtant, aujourd’hui je pense avoir de quoi être fière. J’ai fait des choix, pris des décisions que peu de personnes de mon âge à ce moment-là auraient pris. Ces décisions, ces choix m’ont permis de devenir celle que je suis aujourd’hui. Bien évidemment tout n’est pas parfait comme je pouvais l’espérer auparavant. Néanmoins, les mésaventures que j’ai vécu, m’ont permis de m’endurcir, de gagner en caractère. 
J’ai toujours eu tendance à être beaucoup trop dure avec moi-même, trop exigeante. J’ai toujours voulu plus que ce que j’avais, et j’ai toujours voulu faire plus que ce que je pouvais. Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, sachez que c’est un très vilain défaut. Le jour où vous allez prendre conscience que seul l’instant présent compte, que vous fournissez les efforts sur le moment sans vous remettre en question sans cesse, toute votre existence changera. C’est un peu ce qui est en train de se passer pour moi. 
Je me suis trop souvent reposer sur les gens de mon entourage pour prendre des décisions importantes ou pour avoir un simple avis, un conseil. Et aujourd’hui, j’ai décidé de faire changer les choses. Mais j’ai aussi beaucoup trop souvent été dure avec moi-même en voulant être « parfaite ». Mais la perfection n’existe pas. La seule perfection qui peut exister, c’est la nôtre, celle qu’on se forge et celle pour laquelle nous vivons. 
Si j’ai bien compris et appris quelque chose ces derniers temps, c’est qu’on est les seuls maîtres de notre propre existence. Personne ne doit vous dicter votre conduite ou dicter vos choix. Écoutez-vous à VOUS! Personne ne va vivre votre vie à votre place alors s’il y a bien une personne qui doit prendre des décisions, c’est vous. Bien évidemment, il ne faut pas refuser de bons conseils car de bons conseils peuvent vous permettre de faire les choses d’une meilleure façon ou alors d’éviter une catastrophe. 
J’en conviens qu’il est difficile de se retrouver face à un mauvais choix ou une mauvaise décision. Néanmoins, croyez-moi, ce sont des expériences enrichissantes. On se relève toujours plus fort.
Pour tout vous dire, j’ai très mal vécu le fait de devoir refaire mes deux premières années de fac. Surtout la deuxième car je savais que j’avais les connaissances suffisantes pour passer en troisième année. C’était donc très frustrant. Cependant, à ce jour, je suis contente de ces redoublements. Ils ont tous deux fini par m’apporter quelque chose. Le premier m’a fait réaliser un de mes premiers rêves (ouvrir mon blog), passer mon permis et mettre de l’argent de côté. Le second, me permet à ce jour de pouvoir réaliser le rêve de ma vie (partir en road trip au Canada) et profiter un peu plus de mes proches. Bien évidemment, je passe sûrement à côté de choses extraordinaires. Et bien évidemment, à ce jour, je ne peux pas m’empêcher d’imaginer ma vie, si je n’avais pas redoublé. Mais ça ne dure jamais longtemps car j’ai gagné beaucoup au change. Les points positifs cités plus hauts ne sont pas les seuls que je peux vous citer. J’ai aussi acquis une meilleure connaissance de mes cours mais j’ai surtout gagné en maturité ! 
Honnêtement, je ne sais pas trop si ce post tient la route. Je souhaite juste faire passer un message, vous faire comprendre que vous pouvez vous faire confiance. Je dois avouer que ce n’est pas quelque chose de facile. À ce jour je n’ai pas encore acquis une totale confiance en moi. J’ai encore beaucoup de travail à faire sur moi-même. Mais ces quelques pas que j’ai fait en avant, me permettent d’avancer et de réaliser des choses que je ne pensais pas réalisables. Un petit rouage s’est débloqué en moi et me permet aujourd’hui de voir la vie sous un autre angle. Un angle d’une bien meilleure vue. 
Si je vous écris ces mots aujourd’hui, c’est parce que j’ai conscience que je ne suis pas la seule à être dans ce cas-là, que je ne suis pas la seule à avoir batailler pendant des années pour essayer de m’affirmer. Il y a plein de moyens pour arriver à ses fins mais je pense qu’il est nécessaire de commencer par s’écouter soi-même et de commencer par avoir confiance en ses propres décisions pour enfin avancer

Pourquoi j’ai arrêté la pilule

Sûrement parce que c’est aujourd’hui inscrit dans nos moeurs, à un certain âge, les jeunes filles se sentent « obligées » d’adopter un moyen contraceptif. D’adopter une pilule. Moi la première.

Tout d’abord, je pense qu’il convient que je vous donne quelques indications concernant ce mode de contraception. Comme je le disais plus haut, la plupart du temps, beaucoup de femmes se tournent vers la pilule tout simplement parce que c’est un moyen de contraception assez simple. La pilule contraceptive est en effet présentée sous forme de petit comprimé que l’on prend chaque jour. Facile non ? Néanmoins, ces comprimés contiennent des hormones destinées à agir sur les ovaires de sortes qu’il n’y ait pas d’ovulation. Sans ovulation, pas de fécondation, c’est aussi simple que ça. 
Pour être tout à fait transparente avec vous, lorsque j’étais adolescente, encore lycéenne, l’idée de prendre une pilule un jour me plaisait beaucoup. Je trouvais que ça nous rapprochait de l’âge adulte et que de ce fait, on devenait petit à petit des adultes responsables. Je ne me suis pas pressée pour autant. J’ai pris ma première pilule à l’âge de 19 ans. L’âge où j’ai connu ma première relation longue, qui nécessitait donc une certaine protection (si vous voyez ce que je veux dire). Ce jour-là, j’étais assez contente mais aussi anxieuse. J’avais quelques amies qui avaient connu certaines difficultés et pas mal d’inconvénients avec la pilule. Ajoutez à cela tout ce que j’avais pu lire sur Internet et bien évidemment l’avis de mon médecin. Ceci étant dit, j’ai la chance d’avoir le même médecin depuis des années, elle me connait très bien et sait donc ce qui semble être le mieux pour moi. Elle m’a donc prescrit une pilule micro-dosée, la pilule Trinordiol*
Lors de mes premières prises, j’étais assez contente car il semblait que je la supportais assez bien. Je n’avais guère pris de poids, je n’avais pas de nausées. Tout allait alors pour le mieux. Néanmoins, j’ai eu mon premier choc émotionnel à cette même période. Nous étions au mois de septembre et ma rentrée devait avoir lieu. Sauf que cette année-là, il n’y avait pas de rentrée pour moi. Je l’ai vraiment très mal vécu. Je n’avais le goût de rien, je voulais simplement rester chez moi, en pyjama à m’apitoyer sur mon sort. Bien évidemment, il m’a fallu un temps fou pour faire le lien. Il m’a fallu 2 ans. 
Les années sont donc passées et au fond de moi je savais que quelque chose n’allait pas mais je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Jusqu’au mois de septembre dernier. En effet, en rentrant de notre voyage d’Amsterdam, il y avait une émission sur la radio Inter. Ils parlaient de la pilule. Autour de la table, il y avait bien évidemment des médecins qui défendaient la prise de la pilule mais il y avait aussi cette jeune chercheuse qui pointait du doigt la pilule contraceptive et qui en exposait tous ses effets indésirables. La prise de poids, la dépression, le dérèglement hormonal et j’en passe… 
Ça m’a frappé en pleine tête. Je venais de mettre le doigt sur le problème. Cela faisait quelques mois que je me sentais constamment mal à l’aise. J’avais très régulièrement des nausées et ajoutez à cela que je me sentais prisonnière dans mon propre corps. Ce corps qui finalement, me semblait de plus en plus étranger. Mais je ne voulais pas encore voir la réalité en face. C’est après de longues heures de réflexions et de longues heures de discussions avec mon chéri que j’ai décidé de prendre rendez-vous chez mon médecin. Et croyais-moi, ce rendez-vous n’aurait peut-être pas eu lieu si vite, si mon chéri n’avait pas été là pour m’épauler. 
Étant suffisamment à l’aise avec mon médecin, j’ai pu lui exposé mon point de vue et lui expliquer les symptômes que j’avais pu remarquer au cours des derniers mois. Elle a été très compréhensive et m’a clairement dit que mon choix était légitime. J’ai donc dû passer une prise de sang afin de vérifier que tout allait bien et là encore l’avis de l’infirmière a motivé mon choix. Trop peu de femmes en parlent, trop de femmes sont timides sur le sujet. Mais il est bien là. Si vous voulez savoir, l’infirmière en question m’a dit que mon choix était très responsable et très courageux pour mon âge. Qu’elle était elle-même face à ce combat pour sa propre fille qui approchait de l’âge « fatidique », et qu’elle refusait d’infliger cela à sa fille car elle avait elle-même connu des difficultés. 
Je ne suis pas une pro sur le sujet vous savez, j’ai simplement écouté mon corps. Si vous souhaitez vous informer un peu plus sur le sujet, je vous invite vivement à lire de nombreuses études qui en parlent et que vous pouvez très facilement retrouver sur Internet. 
Aujourd’hui je me sens bien mieux. Les nausées ont totalement disparu de la circulation, les quelques kilos qui accompagnaient ma pilule ont eux aussi disparu. Je pense que je n’oublierai pas ce sentiment de libération que j’ai ressenti le premier mois sans pilule. C’était vraiment intense. J’ai réellement senti mon corps se libérer d’un poids, j’ai tout simplement senti mon corps reprendre possession de ce qui lui appartenait. 
Néanmoins je tiens à préciser un autre point. Il n’est clairement pas recommandé de rester sans moyen contraceptif ou encore de stopper sa pilule sans l’avis d’un médecin. Comme je vous le disais plus haut, mon copain a été très compréhensif, il m’a épaulé et il est tout autant concerné que moi par ce choix, finalement. Décider d’arrêter la pilule n’est pas un choix facile mais dans certains cas, ça peut être une bonne idée. Ça a été le cas pour moi. Aujourd’hui, je suis incapable de vous dire que je ne prendrai plus jamais la pilule de ma vie. J’ai toujours chez moi, une ordonnance prescrite par mon médecin d’une pilule encore plus faible que celle que j’avais. Je ne l’ai toujours pas touché. 
Sachez simplement qu’il existe beaucoup de moyens de contraception que l’on ne connait pas, tout simplement parce qu’on est très mal informé sur le sujet. Lorsque j’étais au collège, on nous a bien évidemment parlé du préservatif mais devinez qui venait en seconde place ? La pilule. C’est donc, je pense, tout à fait légitime de se tourner vers elle lorsqu’on en entend constamment parler. 
Cet article n’a pas pour but de vous influencer dans votre choix, loin de là cette idée. Je voulais simplement partager cette expérience avec vous car je pense que c’est important d’en parler.  Encore une fois, je n’ai aucune compétence pour en parler alors je me base sur ce que je connais, à savoir mon propre corps. D’ailleurs, n’hésitez vraiment à partager sous ce post vos témoignages et vos avis sur la question, je serai ravie de pouvoir les lire!
* Le fait de nommer la pilule n’a lieu qu’à titre informatif.  

Les résolutions pour 2018 sont-elles nécessaires?

S’il y a bien une question que je me pose en ce début d’année, c’est celle-ci.

Mes résolutions pour l’année 2018 sont-elles nécessaires? 

Lors de mon précédent post, « Chère année 2017, si on faisait le point?« , j’ai partagé avec vous les différentes choses qui avaient changé durant cette année. Je ne sais pas si vous l’avez lu, – si ce n’est pas le cas je vous invite à le faire- mais tous les changements, toutes les prises de consciences qui ont été fait, touchaient un domaine important de ma vie.
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Dans ce précédent post, j’avais pour idée de clôturer mon année en pointant du doigts les différents points qui n’allaient pas et qui finalement, ont fini par trouver leur équilibre. Du coup, à ce jour, j’ai l’impression que les résolutions n’ont pas vraiment lieu d’être.
Néanmoins, même si je commence à faire partie de ces personnes qui pensent que les nouvelles résolutions ne sont qu’un mythe, j’ai décidé de me fixer une ligne de conduite. Je ne prétends pas que ma vie soit parfaite, loin de là. Il y a encore beaucoup de choses que j’aimerais changer. Mais bizarrement, j’ai tout de même secrètement le sentiment, d’être sur le point d’atteindre cet idéal que je m’étais fixé. Bien évidemment, cet « idéal » ne concerne qu’une courte période de ma vie. J’ai 22 ans, encore pas mal d’étude devant moi avant d’avoir une stabilité  « parfaite ». De plus, j’ai bien conscience que mes attentes actuelles, ne sont pas du tout les mêmes que mes attentes futures. Je parle donc à court terme. 
Pour cette  nouvelle année 2018, j’ai décidé de me cantonner simplement à quelques objectifs personnels. J’ai en effet très envie de me remettre au sport. Les tentatives précédentes n’ont pas été convaincantes et je pense que c’est simplement par manque de motivation de ma part. Cette envie sommeille en moi depuis pas mal de temps et je pense qu’il est grand temps de prendre les choses en main. Donc en 2018, je vais me forcer. Je vais vaincre ma flemme, ma fatigue, ma mauvaise humeur, ma tristesse et je vais faire du sport régulièrement
Cela fait également pas mal de temps que le projet de me mettre sérieusement à écrire sommeil en moi. J’ai toujours voulu écrire des histoires et j’ai toujours adoré le faire lorsque j’étais encore scolarisée. Je participais à tous les projets d’écriture. Cela me passionnait. Désormais, avec tous les moyens dont on dispose pour pouvoir réaliser ses rêves, je pense qu’il est temps que je m’y mette. Que je saute le pas, comme on dit. Je dois vous avouer que j’ai assez peur. Et que je suis aussi assez timide sur le fait de partager mes écris avec des internautes. Je n’ai pas peur de la critique, justement, j’espère en avoir pour pouvoir avancer, pour faire évoluer ce projet. Bien évidemment, je vous tiendrai informer de mon avancement et je partagerai toute cette histoire avec vous. Donc en 2018, je me mets à écrire et je donne vie à mon imagination
Il reste un dernier point qui me tient à cœur pour 2018, celui de trouver ma voie. Je pense l’avoir trouver mais j’espère que durant cette année, je vais pouvoir renforcer ce sentiment. J’ai vraiment envie de vivre de l’une de mes passions et je sais, aussi bien que vous, que quand on veut, on peut. Il faut seulement se donner un bon coup au derrière et donner tout ce que l’on a pour y arriver. Ce n’est pas toujours facile, certes, mais si on se donne les moyens, il n’y a pas de raisons qu’on n’y arrive pas. Alors en 2018, je fais ce que j’aime
Je ne critique en rien les personnes qui se fixent un tas d’objectifs pour l’année. J’espère simplement que ça marche. Parfois, il suffit d’un petit coup de pouce, pour se rendre compte des choses, pour se rendre compte que finalement nos besoins sont axés sur des points bien précis. Durant des années je tournais autour du pot sans jamais mettre le doigt sur mes véritables envies. Mais aujourd’hui j’y suis arrivée et je vais tout faire pour rendre cette nouvelle année, encore plus belle que les précédentes. 
Je vous souhaite à tous énormément de bonheur pour cette nouvelle année 2018. Mais aussi beaucoup d’amour, une santé en béton et toute la joie que vous serez en mesure de recevoir. Que cette belle aventure dure encore et nous emmène loin, vous et moi. 
Love,