Ne me parlez plus d’échecs !

Honnêtement, je ne pensais pas écrire un tel article un jour. J’ai toujours eu un rapport très dur avec l’échec, je ne l’ai jamais accepté. J’étais ce genre de personne, à être très exigeante avec elle-même. En permanence. Je visais toujours très haut, parfois trop haut. De ce fait, la déception était parfois inévitable et malheureusement, elle faisait très mal. Face à un « échec » je perdais tous mes moyens. J’avais l’impression que ma vie était détruite, que je n’allais pas m’en sortir et que je ne sortirai jamais la tête de l’eau. Un peu comme si, tout ce que je me donnais tant de mal à construire, s’écroulait et disparaissait à tout jamais.

J’ai été dévastée, plus d’une fois. Parfois, c’était à cause d’un devoir raté, d’une note catastrophique ou bien d’une année non validée. D’autres fois, c’était à cause d’une relation dans laquelle j’avais énormément d’espoirs et qui finalement, n’a pas porté ces fruits. D’autres fois, parce que je n’arrivais pas à maintenir un certain rythme de travail que je m’étais imposé, et je me voyais lâcher prise, baisser les bras. Toutes ces situations, diverses soient-elles, m’ont fait douter de moi plus d’une fois. J’ai, plus d’une fois, été tellement triste, tellement déprimée que j’avais l’impression de couler et que ma vie était en train de s’effondrer. C’était plus fort que moi, je ne pouvais pas m’empêcher de me répéter que j’étais nulle, sans ressources et trop faible pour me relever.

Un beau jour, la tendance a changé. Il suffisait d’un petit rien, pour me redonner espoir. Et avec le recul, je me suis rendue compte, que toutes ces situations que j’ai longtemps jugé néfastes, handicapantes, étaient en réalité bénéfiques.

Pour vous donner un exemple très parlant, l’an dernier, j’ai vécu ce que je pensais être le plus gros échec de ma vie. Je n’ai pas validé ma 2ème année en faculté de droit. À ce moment-là, je vous assure que mon monde s’est écroulé. Je ne savais pas ce que j’allais faire de ma vie, où j’allais aller mais je savais qu’il fallait que je quitte la fac. Je savais que cet environnement n’était pas fait pour moi, ne me correspondait pas. J’ai passé quelques jours renfermée, à tout remettre en question, avec la boule au ventre, sans trop savoir quoi faire. Et puis un matin, je me suis réveillée en ayant une certaine détermination. J’étais déterminée à me dépasser, à me relever. J’ai donc cherché pendant quelques semaines tous les domaines qui m’intéressaient et toutes les portes qui, finalement, étaient ouvertes devant moi. C’était fascinant et excitant à la fois. En septembre 2018, j’ai donc commencé mes nouvelles études. Quelle délivrance! À ce jour, je suis complètement épanouie dans mes études. J’étudie un sujet qui me passionne et je réussis.

Vous comprendrez qu’aujourd’hui, mon regard sur l’échec est totalement différent. J’ai énormément appris de mes erreurs, de mes choix et des différentes expériences qui se présentent à nous. Bien évidemment la peine que vous ressentez sur le moment est, je pense, inévitable. C’est tout à fait normal de ressentir une certaine frustration. Mais le plus important, c’est de garder la tête haute. De se dire que l’on a réalisé énormément de choses, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, qu’elles aient porté leurs fruits ou pas. Chaque expérience de la vie a lieu pour une bonne raison. L’Univers est très bien fait, rien arrive au hasard. Mais ça, vous le comprenez que bien longtemps après. Du moins ça a été le cas pour moi. La persévérance est la clé de beaucoup de choses. Ne baissez jamais les bras. Relevez-vous et affrontez vos peurs et vos doutes. Vous verrez, vous en ressortirez bien plus grands et bien plus forts.

Alors oui, ne me parlez plus d’échecs. Les épreuves que vous traversez sont des expériences qui vont, à terme, vous construire et vous conduire vers votre propre destinée, votre propre réussite. On ne le répète donc jamais assez, il n’y a pas d’échecs, mais que des leçons dans la vie. Soyez grands, soyez forts et mesurez tout le potentiel qui sommeille en vous. Il y a énormément de ressources en nous dont on ignore l’existence et qui pourtant, ne demande qu’à être exploitées.

Laura.

La solitude

« État de quelqu’un qui est seul momentanément ou habituellement : Profiter d’un instant de solitude pour réfléchir. Aimer la solitude. » – Définition Larousse.

J’aime particulièrement cette définition de la solitude car elle n’a rien de péjoratif. Alors, vous allez me dire, mais pourquoi avoir forcément un avis péjoratif ?

Déjà petite fille, j’étais quelqu’un de très autonome, qui savait jouer seule et me débrouiller sans que forcément un adulte intervienne. Avec les années, les choses n’ont pas changé. J’ai toujours su me débrouiller par moi-même et ça me convient très bien. Je ne supporterais certainement pas de devoir dépendre de quelqu’un. 

Je nourris donc ma solitude depuis toujours. Et je me sens bien avec elle. J’apprécie les moments passés avec mes amis, avec ma famille mais j’apprécie bien plus mes moments solitaires. Ils sont tous différents. Parfois, je peux passer des heures à ne rien faire, à juste me perdre dans mes pensées. Tout comme, j’apprécie ma séance de sport, avec ma propre playlist sans personne autour. 

Cette façon d’être peut poser problème notamment pour rencontrer du monde. J’ai tendance à être renfermée sur moi-même. Je ne vais pas vraiment vers les gens. Je ne me considère pas pour autant sauvage. Simplement, j’ai bien plus besoin de ma tranquillité que des autres. Là encore, j’adore ma famille et mes amis, c’est une certitude. Sans eux, je ne serai pas la personne que je suis aujourd’hui et je ne pourrai tout simplement pas vivre sans eux. Néanmoins, leur présence m’est nécessaire à faible dose… 

Je me suis souvent demandée si au fond, je n’avais pas un petit problème à régler avec moi-même. Il m’est arrivé de trouver bizarre de préférer passer un samedi soir chez moi, avec un bon bouquin, plutôt que dans un bar entourée de mes amis. De même, il m’est arrivé d’avoir honte. Pourquoi ? Parce que j’avais hâte de voir ma maison se vider, parce que j’avais hâte qu’un évènement se termine pour que je puisse me retrouver seule, dans ma bulle, chez moi. Je me répète mais tout cela ne signifie pas que je n’aime pas les personnes qui m’entourent, bien au contraire. C’est simplement un besoin que j’ai : celui de me retrouver seule avec moi-même. 

En grandissant, et surtout ces derniers mois, j’ai fini par accepter cette part de ma personnalité. J’aime ma solitude plus que tout au monde car grâce à elle, je me retrouve, je me ressource, je m’épanouie et j’apprends. C’est lorsque je suis seule que les mots jaillissent, que l’envie d’apprendre se manifeste tout comme celle de me dépasser sans cesse. 

Je ne cesserai de le dire, mais je suis une éternelle romantique. Je crois dur comme fer au grand Amour et j’espère pouvoir le vivre un jour. En revanche, s’il y a bien une chose dont je suis sûre, c’est que je ne dépendrai jamais de cette Amour. J’ai cette immense envie au fond de moi de partager ma vie, mes passions et mes rêves avec quelqu’un mais je sais pertinemment que cela ne pourra fonctionner que si la personne en face de moi accepte ma solitude, car sans elle, je ne suis pas complète. 

Finalement, ce que j’essaie de vous faire comprendre à travers ces quelques paragraphes, c’est qu’il ne faut pas avoir honte de sa solitude. Qu’il ne faut pas culpabiliser de refuser une sortie pour une soirée Netflix sur son canapé. Tout comme, il ne faut pas culpabiliser de s’éloigner de tout ce qui nous entoure, pour se retrouver un peu avec soi-même. Bien au contraire! Nous sommes aujourd’hui dans un monde ultra connecté. Ça a ces avantages mais aussi ces inconvénients. Je pense qu’on s’y perd un peu parfois. Alors être solitaire n’a rien d’un défaut, c’est une grande qualité qu’il faut savoir apprécier

Mon corps et moi

Toi et moi, nous avons toujours eu une relation complexe. Pour être tout à fait honnête, je ne me souviens pas t’avoir apprécié un jour ou m’être sentie bien avec toi. Depuis mon plus jeune âge, je suis dure avec toi. Je te maltraite, je suis exigeante et je pose très souvent un regard très sévère sur toi. Alors, pour toutes ces années difficiles, je tiens à te présenter mes excuses. Attention, mes excuses ne signifient pas que mon comportement à ton égard va changer. J’espère tout du moins que se sera le cas mais ça, je ne peux pas te le promettre.

Je me souviens de ces années collège où notre corps change, grandit, se développe. Je me souviens de l’excitation que j’ai pu ressentir à l’idée de découvrir petit à petit mon corps d’adulte. Parce que oui, j‘avais hâte d’être dans mon corps d’adulte. Les années passèrent, et les formes arrivaient de plus en plus nombreuses. Une petite poitrine généreuse, puis des hanches, des cuisses, une silhouette de plus en plus marquée. À ce moment-là, le sentiment que j’ai ressenti n’était pas celui que j’espérais. Je ne sais pas si c’est parce que le changement a été trop soudain, et que je n’étais pas prête, ou si c’est parce que je ne m’attendais pas à ce corps. À ce moment-là, donc, j’ai commencé à vouloir te contrôler plus que ce que je ne le faisais déjà.

Depuis mon plus jeune âge, j’entretiens une relation chaotique avec la nourriture et l’action qu’est de manger. Ça n’a jamais été une partie de plaisir de me nourrir mais vraiment une nécessité. Paradoxalement, j’aime beaucoup manger. Du moins, j’aime les bonnes choses. J’ai la chance d’avoir grandi dans une famille de gourmands et de cuisiniers. Je n’ai donc jamais été habituée à la mal-bouffe mais plus habituée aux plats plus travaillés et sains. Cela n’empêche, que j’ai toujours contrôlé et fait attention à ce que je mangeais, en ayant toujours en tête mon body goal. Ça peut sembler fou pour certains, de se dire qu’à 15 ans, j’avais déjà une idée précise de la shape que je voulais avoir. Pourtant c’était le cas.

J’avais et j’ai toujours cette mauvaise habitude de t’observer, dès que j’en ai l’occasion. Je ne te regarde pas par plaisir, ou par admiration, non. Je te regarde d’un regard accusateur et plein de jugement. Face à mon miroir, j’observe toutes ces choses que je supporte pas, toutes ces choses que je n’aime pas et que j’aimerais changer. Toutes ces choses que finalement, je te reproche. Ce qui est le plus difficile c’est lorsque je commence à me dire que la façon dont je me vois, la façon dont j’apprécie mon reflet est exactement la façon dont les autres me voient. Comme si, finalement, lorsqu’on me regardait, la première chose que l’on voyait, c’était mes défauts. Ce regard-là, que je nourris depuis des années, m’a rendu malade. Il est devenu obsessionnel. Alors je me suis mise à faire beaucoup plus de sport, à faire moins d’écarts et à contrôler ma shape encore plus qu’avant. Jusqu’au jour où j’ai voulu changé les choses, j’ai voulu guérir.

Il n’y a rien de plus dur, je pense, que d’avouer que l’on a un problème avec soi-même. Cette prise de conscience ne se fait pas en un claquement de doigts, non. C’est un long processus, difficile, qui se met en place au fur et à mesure. Pour commencer, j’ai arrêté de me référencer à des instagrameuses aux corps beaucoup trop parfait pour être vrai, j’ai arrêté finalement de vouloir cette vie et ce corps sans défaut. Ensuite, j’ai appris à faire du sport par plaisir et non pas par nécessité. Le sport est une source très importante non seulement pour notre forme physique mais aussi mentale. Seulement, je n’en avais pas conscience. Et bizarrement, pratiquer avec plaisir, le sport nous donne de meilleurs résultats. Enfin, j’ai appris à me regarder avec un regard plus positif. Cette étape, est l’une des plus difficile pour moi : me regarder sans me juger. Petit à petit, j’ai commencé à pointer du doigt les choses que j’aimais sur mon corps avant de pointer du doigt ce qui ne me plaisait pas. Parfois, ça pouvait être un simple grain de beauté bien placé, comme celui que j’ai sur l’épaule et que j’affectionne particulièrement. Parfois, ça pouvait être le creux timide qui commençait à se former au niveau de mes abdos. Ensuite, je m’autorisais une critique, pas plus. Mais attention, une critique constructive. Le but étant d’améliorer la situation en ayant un objectif positif et non pas restrictif.

Depuis cette nouvelle routine, je dois avouer que je me sens mieux. Petit à petit, j’apprends à aimer mon corps tel qu’il l’est et j’apprends à me sentir bien dans ma peau. Me connaissant, j’ai conscience que le chemin sera encore long avant une acceptation totale. Cependant, s’il y a bien une chose que j’ai apprise, c’est que la pensée positive, apporte le positif. On est tous différent, on a tous des complexes, avec une morphologie qui nous est propre et il est important de préserver cette singularité car finalement, c’est ce qui fait notre beauté. Alors si j’ai bien un conseil à vous donner, c’est de toujours avoir un regard bienveillant envers votre corps, car il est unique et mérite le plus grand respect.

Alors toi, mon cher et tendre corps, j’espère que tu accepteras mes excuses. À ce jour je fais de mon mieux pour t’accepter chaque jour un peu plus, en m’éloignant de mes mauvaises habitudes et en prenant soin de toi du mieux que je peux.

Partie I: Pourquoi je me suis réorientée ?

Le sujet étant assez vaste, j’ai décidé de découpé cet article en deux parties histoire que le post ne soit pas trop long. J’ai mis pas mal de temps à l’écrire parce que je ne savais clairement pas comment aborder le sujet… J’espère tout de même que ça vous plaira et que ce post sera suffisamment clair. J’attends vos retours. 🙂
C’est à plusieurs reprises, sans jamais trop rentrer dans les détails, que j’ai mentionné m’être réorientée. Si j’ai été évasive sur le sujet pendant tout ce temps ce n’est pas sans raison, vous vous en doutez bien. Même si aujourd’hui je suis complètement à l’aise dans mon choix, ça n’a pas toujours été le cas et c’est ce que je compte aborder ici

Pour celles et ceux qui ne seraient pas au courant, j’ai fait quatre années de fac de droit. Le droit me passionnait et me passionne encore aujourd’hui. C’est un univers très riche, très complexe mais vraiment fascinant. Non seulement parce qu’il touche directement notre quotidien mais également parce qu’il s’agit d’un domaine vraiment très vaste. 
Durant ces quatre années, j’ai eu des hauts et des bas. Mes deux premières années étaient vraiment bien. Je me sentais bien dans mes études, bien dans cet environnement qu’est la fac. Et puis, est arrivée ma troisième année. J’étais vraiment ultra motivée, je voulais réussir. Malheureusement, les choses ne se sont pas passées comme prévues. Les quatre premiers mois ont été rempli de difficultés autant dans ma vie privée qu’au sein de mes études. 
On peut dire ce que l’on veut, mais notre réussite de dépend pas des cours en amphithéâtre, notre réussite dépend des TD, et plus précisément des chargés de TD. Il suffit de tomber sur une personne complètement exécrable et vraiment pas pédagogue pour que votre semestre soit fichu. C’est triste à dire mais c’est pourtant la réalité et c’est ce qu’il s’est passé pour moi. Au mois de décembre 2016, je me souviens être rentrée chez moi en larmes, parce que je savais pertinemment que mon TD ne valait rien, bien que ça soit ma note la plus importante du semestre… J’avais beau travailler de toutes mes forces, cette personne ne cesser de nous rabaisser en nous donnant des notes injustifiées. J’avais donc perdu totalement confiance en moi et en mon travail. Je voulais tout arrêter
Alors je sais ce que vous êtes en train de vous dire : « Mais dans ces cas-là, il fallait aller se plaindre!« . Je ne sais pas si toi, qui lit cet article, tu es étudiant ou non (oui, je me permets de te tutoyer le temps d’une phrase…) mais sache que lorsque tu es étudiant, ton avis, on s’en tape. Surtout à la fac. Tu n’es qu’un pion parmi tant d’autres, qu’on espère faire sauter, pour laisser la place à de nouveaux étudiants. 
L’inévitable est donc arrivé. J’ai dû retaper mon année. Je n’étais pas du tout motivée, je me sentais de moins en moins à ma place. Mais je gardais tout de même mon objectif en tête et c’est ce qui m’a aidé à refaire mon année. Mon premier semestre s’est très bien passé, je reprenais petit à petit confiance en moi. J’ai eu la chance d’avoir une chargée de TD absolument fantastique, avec qui les cours étaient un vrai plaisir. Et puis parfois, la vie vous envoie des signes, vous alerte en semant la zizanie dans votre vie. 
On arrive donc au moins de mars dernier. Le mois de ma rupture. Ça a été une période vraiment difficile, où j’avais l’impression que tout était en train de s’effondrer autour de moi. Je ne contrôlais plus rien, j’étais perdue. J’ai passé mes partiels, tant bien que mal. Ça a été une catastrophe. Je le savais, et secrètement, je pense que je le voulais. L’idée de la réorientation était de plus en plus présente. J’avais besoin d’un nouveau départ, de me sentir de nouveau bien dans ma vie
Malgré le fait que je savais secrètement que les résultats n’allaient pas être bons, j’avais un peu d’espoir. Mais je pense que cet espoir, cachait juste ma peur de l’inconnu. 
Lorsque les résultats sont tombés, sans surprise, ce n’était pas bon. J’ai beaucoup pleuré, je ne vous le cache pas. Je me sentais vraiment nulle et sans avenir. Mais bizarrement, ça n’a duré d’une instant. Je me suis très vite remise sur pieds, je passais des journées entières devant mon PC et au téléphone avec des écoles, jusqu’au jour où j’ai enfin trouvé la réorientation qu’il me fallait.
 Ça a complètement changé ma vie. Je me sens beaucoup mieux dans mon corps, dans ma tête, dans ma vie. Se serait vous mentir de vous dire que je n’ai pas peur. Parce que oui, j’ai peur. Mine de rien, je repars de zéro, avec de nouveaux objectifs, sur un nouveau chemin, tout neuf. Mais comme on dit, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. C’est grâce à ces revirements de situations, que l’on apprend, que l’on grandi et que l’on devient la personne que l’on souhaite être. 

Les blabla de Laura #4 : Savoir s’écouter avant d’écouter les autres

Je ne fais pas cet article par hasard. Loin de là. 
Si aujourd’hui j’aborde ce sujet avec vous, c’est tout simplement parce que je suis particulièrement concernée par le sujet. Je fais en effet partie de ces personnes qui écoutent les autres avant de s’écouter elles-mêmes. C’est très difficile de réussir à l’assumer et de réussir à le dire ouvertement. Mais aujourd’hui je m’en sens capable. Alors pourquoi s’en priver ? 
J’ai eu le déclic il y a quelques mois, lorsque j’ai décidé de m’occuper un peu plus de moi et de réaliser toutes les choses auxquelles je croyais. Parmi ces choses, il y a le fait de commencer à écrire un roman, gérer mon stress, me remettre au sport, avoir plus confiance en moi. Autrement dit, me faire confiance et croire en mes projets
Comme vous le savez, j’ai commencé à me tourner vers les livres de développement personnel aux alentours du mois de décembre. À ce moment-là, je ne savais pas vraiment ce que je voulais, alors j’ai touché un peu à tout: comment avoir une meilleure qualité de vie, comment venir à bout de ses projets, comment en finir avec les crises d’angoisses, etc. Honnêtement, avoir lu ces livres m’a fait un bien fou. Ça m’a permis de me déconnecter un peu de cette réalité à laquelle j’étais rattachée et de voir la vie sous un autre angle. Bien évidement, ces quelques lectures ne vont pas me suffire. Il m’en faut plus. Beaucoup plus. J’ai encore beaucoup trop de questions qui me trottent en tête et qui nécessitent l’obtention d’une réponse. 
Lorsque je fais le point sur les deux dernières années, je me rends compte que les choses ont vraiment changé autour de moi et que j’ai, moi aussi, beaucoup changé. Et croyez-moi, j’ai fait du chemin! 
Je n’ai jamais vraiment eu confiance en moi. Dans n’importe quel projet que je pouvais mettre en route, du plus simple (passer un coup de téléphone) au plus compliqué (passer un examen). De ce fait, j’ai toujours eu cette tendance à me rattacher aux autres pour prendre une décision ou tout simplement pour être rassurée. J’ai toujours eu ce besoin de me comparer aux autres, de comparer mon travail, mon attitude, pour espérer être contente de moi
À ce jour, rare sont les fois où j’ai réellement été fière de moi. Pourtant, aujourd’hui je pense avoir de quoi être fière. J’ai fait des choix, pris des décisions que peu de personnes de mon âge à ce moment-là auraient pris. Ces décisions, ces choix m’ont permis de devenir celle que je suis aujourd’hui. Bien évidemment tout n’est pas parfait comme je pouvais l’espérer auparavant. Néanmoins, les mésaventures que j’ai vécu, m’ont permis de m’endurcir, de gagner en caractère. 
J’ai toujours eu tendance à être beaucoup trop dure avec moi-même, trop exigeante. J’ai toujours voulu plus que ce que j’avais, et j’ai toujours voulu faire plus que ce que je pouvais. Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, sachez que c’est un très vilain défaut. Le jour où vous allez prendre conscience que seul l’instant présent compte, que vous fournissez les efforts sur le moment sans vous remettre en question sans cesse, toute votre existence changera. C’est un peu ce qui est en train de se passer pour moi. 
Je me suis trop souvent reposer sur les gens de mon entourage pour prendre des décisions importantes ou pour avoir un simple avis, un conseil. Et aujourd’hui, j’ai décidé de faire changer les choses. Mais j’ai aussi beaucoup trop souvent été dure avec moi-même en voulant être « parfaite ». Mais la perfection n’existe pas. La seule perfection qui peut exister, c’est la nôtre, celle qu’on se forge et celle pour laquelle nous vivons. 
Si j’ai bien compris et appris quelque chose ces derniers temps, c’est qu’on est les seuls maîtres de notre propre existence. Personne ne doit vous dicter votre conduite ou dicter vos choix. Écoutez-vous à VOUS! Personne ne va vivre votre vie à votre place alors s’il y a bien une personne qui doit prendre des décisions, c’est vous. Bien évidemment, il ne faut pas refuser de bons conseils car de bons conseils peuvent vous permettre de faire les choses d’une meilleure façon ou alors d’éviter une catastrophe. 
J’en conviens qu’il est difficile de se retrouver face à un mauvais choix ou une mauvaise décision. Néanmoins, croyez-moi, ce sont des expériences enrichissantes. On se relève toujours plus fort.
Pour tout vous dire, j’ai très mal vécu le fait de devoir refaire mes deux premières années de fac. Surtout la deuxième car je savais que j’avais les connaissances suffisantes pour passer en troisième année. C’était donc très frustrant. Cependant, à ce jour, je suis contente de ces redoublements. Ils ont tous deux fini par m’apporter quelque chose. Le premier m’a fait réaliser un de mes premiers rêves (ouvrir mon blog), passer mon permis et mettre de l’argent de côté. Le second, me permet à ce jour de pouvoir réaliser le rêve de ma vie (partir en road trip au Canada) et profiter un peu plus de mes proches. Bien évidemment, je passe sûrement à côté de choses extraordinaires. Et bien évidemment, à ce jour, je ne peux pas m’empêcher d’imaginer ma vie, si je n’avais pas redoublé. Mais ça ne dure jamais longtemps car j’ai gagné beaucoup au change. Les points positifs cités plus hauts ne sont pas les seuls que je peux vous citer. J’ai aussi acquis une meilleure connaissance de mes cours mais j’ai surtout gagné en maturité ! 
Honnêtement, je ne sais pas trop si ce post tient la route. Je souhaite juste faire passer un message, vous faire comprendre que vous pouvez vous faire confiance. Je dois avouer que ce n’est pas quelque chose de facile. À ce jour je n’ai pas encore acquis une totale confiance en moi. J’ai encore beaucoup de travail à faire sur moi-même. Mais ces quelques pas que j’ai fait en avant, me permettent d’avancer et de réaliser des choses que je ne pensais pas réalisables. Un petit rouage s’est débloqué en moi et me permet aujourd’hui de voir la vie sous un autre angle. Un angle d’une bien meilleure vue. 
Si je vous écris ces mots aujourd’hui, c’est parce que j’ai conscience que je ne suis pas la seule à être dans ce cas-là, que je ne suis pas la seule à avoir batailler pendant des années pour essayer de m’affirmer. Il y a plein de moyens pour arriver à ses fins mais je pense qu’il est nécessaire de commencer par s’écouter soi-même et de commencer par avoir confiance en ses propres décisions pour enfin avancer