Roadtrip – États-Unis / Canada

Il y a un an, je réalisais un rêve. Celui de faire un roadtrip entre les États-Unis et le Canada. Et aujourd’hui, complètement nostalgique (je l’avoue), j’ai envie de partager ce fabuleux voyage avec vous.

Prévoir un voyage c’est toute une organisation. Que l’on parte trois jours ou que l’on parte un mois complet, l’implication reste la même. Il y a un an, je vivais un rêve que l’on a mis sept mois à préparer. Sept mois, ça peut paraître long mais finalement ça a ses avantages. Le seul inconvénient, c’est l’attente qui est insoutenable ! Le premier avantage est certainement financier. On a pu organiser nos dépenses et trouver les meilleurs offres. Le second avantage, c’est le temps. On a vraiment eu le temps d’organiser notre voyage. De prendre le temps de noter les endroits que l’on voulait absolument voir et de bien s’équiper.

Au mois de janvier 2018, la décision a très vite été prise et les billets d’avion très vite acheter. Autant vous dire qu’une fois le billet d’avion dans ma poche, pour moi, le voyage était en marche. À cette première étape j’étais déjà super excitée. Mais, se serait vous mentir que de vous dire que j’étais complètement sereine. En effet, c’était la première fois que je prenais la décision de voyager si loin et si longtemps. Un mois complet de l’autre côte de l’Atlantique. Un mois entier, à découvrir une nouvelle culture, à parler une autre langue et à bouger dans tous les sens. C’est très excitant mais quand on a pas l’habitude ça fou un peu la trouille !

Ce qui a été cool dans la préparation de ce voyage, c’est qu’on savait très clairement ce qu’on voulait voir. Bien évidemment, on ne pouvait pas tout faire, pas tout voir donc il a fallu faire des concessions. Cela n’empêche que l’on a très vite dressé notre carnet de route. De ce fait, une fois les billets d’avion programmés, nous avons tout de suite commencé notre recherche de logements, qui était entièrement centrée sur des Airbnb.

Pourquoi uniquement des Airbnb ? On s’est tout simplement rendu compte que c’était plus économique pour nous et plus adapté à notre type de voyage. Ce choix, nous a laissé une certaine liberté qui n’a fait que nourrir notre soif d’aventure. Nous n’avons pas réservé la totalité de nos Airbnb, on s’est laissé quelques « blancs » dans notre planning histoire de vivre pleinement l’aventure ce qui faisait que, certains jours, il nous fallait trouver un logement pour la nuit même! Bon ok, à certains moments ce n’était pas vraiment facile, surtout pour se mettre d’accord. Les craintes, les envies des uns et des autres, c’est pas toujours facile à gérer. Cela n’empêche que nous avons eu que de chouettes logements, dont certains qui, je pense, nous ont marqué à vie!

Ces Airbnb nous ont permis de rencontrer des personnes extraordinairement gentilles, à l’écoute et qui avaient autant envie de découvrir notre culture que nous voulions découvrir la leur !

Pour en revenir à notre itinéraire, celui-ci a commencé par une visite de New-York et se terminait par Montréal. Sur notre route, nous avons donc pu découvrir, Toronto, Ottawa, Peterborough, quelques parcs dont le parc du Mont-tremblant et le parc de la Mauricie, Québec, Salem, Coaticook ainsi que Boston.

New-York, la ville qui ne dort jamais… À peine arrivée, j’avais déjà les yeux rivés vers le ciel à contempler tous ces buildings. Ces premiers jours de voyage, m’ont fait réaliser un rêve d’enfant, un rêve d’adolescente. Celui de déambuler dans les rues dont on parle tant. J’étais émerveillée. La vie new-yorkaise ne doit pas être facile. Il y a tout le temps du bruit, de l’agitation, de l’animation. Mais cela n’empêche que j’aurais aimé pouvoir me réveiller quelques matins de plus au coeur de New-York. Pouvoir, le temps de quelques jours, prendre mes propres petites habitudes, comme par exemple, prendre mon petit-déjeuner au Starbucks du coin. Mais il fallait avancer, le voyage ne faisait que commencer, et je n’étais qu’on début des surprises.

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Notre voyage s’est donc poursuivi avec une nuit en bus pour rejoindre Montréal est récupéré notre van. Nous n’avions pas vraiment le choix et honnêtement, c’était une excellente expérience, pas la meilleure mais une bonne! Les nuits en bus ne sont vraiment pas faciles. De plus, notre chauffeur n’était pas le chauffeur le plus sympa de l’État… Mais nous avons survécu à cette traversée de frontière, légèrement fatigués mais encore plus excités que jamais !

Une fois le van récupéré, nous nous sommes dirigés vers les célèbres Chutes du Niagara. Et là… Je crois bien que c’est l’un des endroits que j’ai préféré. C’est si beau, si impressionnant ! J’aurais pu rester des heures à contempler ces chutes d’eaux et à regarder les bateaux s’approcher au maximum des chutes. Cependant, pour être tout à fait honnête, même si je trouve l’aménagement touristique très bien fait, je ne m’attendais pas à ça. Je m’attendais à quelque chose de plus sauvage. Mais étant donné le nombre de visiteurs chaque jour, tous ces aménagements sont non seulement compréhensibles mais surtout nécessaires !

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Suite à notre visite des chutes du Niagara, nous avons eu l’occasion de s’arrêter dans une petite ville très reculée et pleine de charme, la ville de Peterborough. Nous avons logé chez Donna, le temps de quelques jours. Nous étions vraiment épuisé par ce rythme soutenu de visite mais surtout de route. Donna a une maison des plus traditionnelles. Si belle, si grande! Elle a un très grand jardin, magnifiquement bien entretenu et une maison décorée avec goût. Sa maison est tellement grande, qu’elle l’a découpé en deux parties. Il y a sa partie et tout une partie réservée aux invités. Je suis tombée folle amoureuse de son porche en bois, tout fleuri et de sa balancelle. Là encore, j’adorerai y passer des soirées d’automnes, emmitouflée dans un plaid tout doux avec un bon thé… C’était vraiment très paisible et c’est tout ce dont nous avions besoin pour pouvoir reprendre la route en forme. Car malgré les kilomètres parcourus, notre voyage était loin d’être terminé.

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Dès notre arrivée à Montréal nous avons été accueilli par notre cousin, Greg, résident depuis quelques années maintenant. C’était très rassurant et enrichissant de voir une tête connue dans cette ville que l’on ne connaissait pas du tout. Il a pu nous faire découvrir de super endroits et nous faire manger dans de très bonnes adresses. Je suis très vite tombée amoureuse de la vie à Montréal. Bien évidemment, celle-ci n’est pas toute rose mais cette ville, colle parfaitement avec ma personnalité. J’avais l’impression d’être à ma place. J’avais l’impression que cette ville m’attendait et que moi, je n’attendais que de rentrer en contact avec elle. J’ai adoré chaque jour passé dans cette ville. Il y a tellement de choses à voir, tellement de cultures, de liberté, d’acceptation.

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Notre halte à Montréal aura été la plus longue et le point final de ce voyage pour ma soeur et mon beau-frère. Durant cette halte, nous en avons profité pour découvrir les alentours de Montréal et notamment l’un des plus beaux parcs de la région, le Parc du Mont-Tremblant. Non seulement les routes pour arriver au parc sont dingues mais en plus le paysage est incroyable. Je ne pouvais tout simplement pas détacher mon regard de la vitre. Je voulais me souvenir de chaque centimètre passé, de chaque virage, de chaque maison. Tout était beau. J’avais par moment l’impression d’être dans un film ou même parfois, dans un rêve et dans les deux cas, je ne voulais pas que la fin arrive.

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Je ne saurai dire lequel j’ai préféré entre le parc du Mont-Tremblant et le parc de la Mauricie. Les deux m’ont apporté une certaine sérénité bien que ces deux escapades ne se sont pas passées de la même façon. J’ai adoré celle du Mont-Tremblant, que j’ai réalisé avec ma soeur et mon beau-frère lors de leurs derniers jours en ville avant leur retour. Mais je dois avouer, qu’au bout d’un moment il devient très dur de satisfaire tout le monde. C’est pourquoi, je dirai que j’ai préféré la connexion que j’ai eu lors de ma visite du parc de la Mauricie. J’ai vraiment eu ce moment de paix, de calme que j’attendais. J’ai pu prendre le temps de me poser face à cette immensité et me recentrer sur moi-même. Parce que oui, à travers ce voyage c’est aussi ce que je recherchais. Je voulais avant tout me retrouver, me reconnecter avec moi-même.

Mon roadtrip se termine donc par la visite de Boston où j’ai eu la chance d’être logée par Dalhia une amie, d’une amie (vous me suivez toujours?). Après des mois à communiquer via e-mails, nous nous sommes enfin rencontrées. J’ai tout de suite eu un lien très fort avec elle. Je passais mes journées à visiter Boston ainsi que ces alentours, comme Salem par exemple puis le soir venu, je n’avais qu’une hâte, retrouver Dalhia et sa bonne humeur. Elle m’a fait visité, apprendre et découvrir mille et une merveille. À tel point que je suis tombée raide dingue amoureuse de Boston. Cette ville est en effet pleine de charme avec ses quartiers anciens entremêlés aux buildings. J’ai vécu de très gros fou-rires et puis est arrivé le jour du départ. J’avais le coeur très gros. Je n’acceptais clairement pas la fin du voyage. Bien évidemment, mes proches me manquaient, c’était évident. Tout comme mon confort. Voyager avec deux valises ce n’est pas chose facile. Mais j’étais si bien. J’étais dans mon élément et je ne voulais pas le quitter.

Ce voyage m’a énormément appris. Il y a tellement de chose à découvrir dans le monde, tellement d’immensité autour de nous… Voyager est à la portée de tous, il suffit de s’en donner les moyens. Bien évidemment, c’est un coût mais vous savez, je ne suis qu’une étudiante avec un petit salaire. Je ne pouvais pas faire plus d’heures étant donné que j’avais mes cours mais je me suis serrée la ceinture, plus que d’habitude et j’ai pu mettre de l’argent de côté tous les mois, pendant six mois.
Ce voyage m’a aussi appris à sortir de ma zone de confort, à arrêter de tout remettre au lendemain. Et puis, plus spirituellement parlant, ce voyage m’a fait grandir. J’ai découvert une part de ma personnalité que je n’arrivais pas à révéler au grand jour. J’ai pu m’émanciper. Éloigner mes peurs, mes doutes, prendre confiance en moi. J’ai aussi compris que voyager en groupe se n’était pas fait pour tout le monde. J’ai eu des moments vraiment difficiles où je rêvais de pouvoir m’évader et me retrouver seule.
Et puis finalement, ce voyage m’a permis de revenir en France totalement apaisée. Je savais quel chemin je voulais prendre, je savais désormais quelle personne je souhaitais devenir et j’étais prête à tout faire pour y parvenir.

Aujourd’hui encore, je ne peux que remercier le ciel de m’avoir permis de réaliser ce fabuleux voyage entourée de personnes chères à mon coeur. C’était un rêve et le voici aujourd’hui réalisé. Il restera sans doute l’un de mes plus beaux souvenirs.

Ma nouvelle routine sportive avec Fizzup

Suite à ma réorientation, j’ai vu mon quotidien complètement bouleversé. J’ai dû mettre en place une nouvelle routine, des nouvelles habitudes pour gérer au mieux mes journées. Comme vous le savez sûrement, si vous avez lu mon précédent post, depuis le mois de septembre je fais mes études à distance, donc chez moi. D’ailleurs, si le sujet vous intéresse, je vous invite à aller lire mon article concernant ma réorientation. 
L’un des points positifs qui est directement ressorti lorsque j’ai pris cette décision, c’est le sport. Lorsque j’étais à la fac, je manquais cruellement de temps. Entre les trajets qui me prenaient plus d’une heure de mon temps, le temps passé en amphi et autres, je perdais beaucoup de temps. Aujourd’hui, tout n’est pas parfait, je suis encore en train de prendre mes marques après seulement un mois d’études à distance mais cela ne m’a pas empêché d’établir une nouvelle routine sportive
Au mois de septembre, avant de commencer mes cours, j’avais pour projet de m’inscrire dans une salle de sport, pour me permettre d’avoir une activité physique en dehors de chez moi. Cependant, pour avoir été dans une salle de sport pendant quatre ans, l’idée ne m’enchantait pas plus que ça, n’étant pas vraiment fan de l’ambiance qui y règne. Et bizarrement, c’est à ce moment-là que j’ai croisé la route d’une application , dont j’avais déjà entendu parlé. Fizzup. À l’époque, cette application n’était pas vraiment connue, mais aujourd’hui elle cartonne avec plus d’un million d’utilisateurs. Il faut savoir que j’ai toujours été assez friande des applications sportives. Je trouve ça très pratique et vraiment efficace. Et ayant également investis dans le programme de Yoga de Georgia Horackova au même moment, c’est comme ça que ma nouvelle routine sportive est née. 
L’avantage premier que j’ai trouvé à Fizzup, c’est que je peux faire mon sport à n’importe quel moment de la journée et où je le souhaite. Et le bonus ultime, c’est qu’on a absolument pas besoin d’équipement pour pouvoir réaliser les séances, si ce n’est, peut-être, un tapis. 
Mi-septembre j’ai donc commencé le programme brûle-graisse sur Fizzup. Suite à mon voyage aux États-Unis, mes objectifs étaient vraiment ciblés. Malgré les kilomètres parcourus à pieds, cela n’a pas empêché que j’ai passé des vacances assez caloriques (burgers forever)
Ce que j’ai apprécié, c’est le petit questionnaire proposé par Fizzup au moment de l’inscription. Celui-ci vous permet de mettre le doigt sur vos objectifs et de vous proposer des exercices adaptés à vos attentes. Vous avez également accès à une évaluation afin de déterminer votre niveau pour les différents exercices proposés. 
En parlant des exercices, je les trouve vraiment très bien expliqués. Les séances sont complètes et ne vous prennent que trente minutes de votre temps (grand maximum). Bien évidemment, libre vous de prolonger votre séance si vous avez l’envie et la force! Ce que j’aime beaucoup aussi, c’est les exercices libres. Il y a des exercices de yoga et même de méditation, que je me suis empressée d’inclure dans mes séances! Et pour celles et ceux qui souhaitent aller plus loin, vous avez également une partie nutrition qui est très intéressante. 
Enfin bref, vous pensez sûrement que je suis en train de vous vendre cette application. Or, ce n’est pas du tout le cas. Simplement, je la trouve vraiment bien et je ne regrette pas mon investissement. C’est une application vraiment complète et simple d’utilisation. Non seulement je prends plaisir à faire du sport mais en plus, les résultats sont présents. Alors si comme moi vous voulez faire du sport sans les contraintes que peut avoir une salle de sport, ne cherchez plus ! 

Partie II : Ma réorientation

Si vous n’avez pas lu le début de cette histoire, je vous invite à lire la « partie I » qui vous explique comment j’en suis arrivée là.
Au mois de septembre dernier, je commençais une nouvelle année d’étude. J’ai toujours adoré les rentrées scolaires. Je trouve ça vraiment excitant. Mais cette année, mon excitation était mélangée à de l’anxiété. Je venais de quitter la fac pour commencer mes études à distance.
Je pense avoir vécu l’été le plus enrichissant de toute ma vie. Non seulement j’ai réalisé mon rêve: Celui de partir un mois, en roadtrip, aux États-Unis mais j’ai aussi pris l’une des plus grosses décisions de ma vie.
Avant d’entamer mon roadtrip, il était primordial pour moi, de savoir ce que j’allais faire au mois de septembre. Il était en effet inconcevable pour moi, de revenir, au mois de septembre sans avoir un plan d’avenir. J’ai donc passé mon mois de juillet à chercher scrupuleusement des études qui me correspondaient. Et puis un jour, je suis tombée sur la page du CNED. J’ai été surprise de voir tout ce qu’il était possible de faire à partir du Cned…
Le Cned c’est quoi ? Le Cned, c’est un centre de formation, qui vous permet de réaliser vos études, peu importe votre niveau d’étude, peu importe le cursus, le tout à distance.
Lorsque j’ai vu que la formation qui m’intéressait, était réalisable avec le Cned, j’ai tout de suite été emballée. Cependant, j’avais quelques réserves donc j’ai fait pas mal de recherches, j’ai lu des témoignages, etc. D’ailleurs, Cindy du blog « TheWorldOfSisters » m’a vraiment aidé et rassuré grâce à sa vidéo concernant ses études avec le Cned.
Comme tout choix important que l’on prend dans sa vie, on a souvent besoin d’avis extérieurs. J’ai effectivement longuement parlé avec mes proches, pour avoir différents avis, suggestions mais je savais au fond de moi que je devais prendre ce chemin. Je ne sais pas trop comment l’expliquer.
Une fois rentrée de mon roadtrip, j’ai donc commencé mes études à distance. Mon BTS notariat.  J’étais vraiment très excitée. Je me suis très vite plongée dans mon cours qui m’était familier étant donné que ça reste du droit. Et j’ai très vite pris goût à ce nouveau rythme qui s’offrait à moi.
En effet, mes journées n’ont plus du tout le même rythme. Je n’ai plus la contrainte du trajet, je perds moins de temps. Je suis aussi beaucoup moins stressée et je vais à mon rythme.
Bien évidemment, les études à distance ce n’est pas toujours très simple. Il ne faut pas perdre de vue que vous êtes totalement seul. Personne n’est dernière vous à vous dire que vous devez travailler, personne ne viendra vérifier vos fiches de cours. Cela n’empêche pas la présence des professeurs tout au long de la formation, pour nous aider au mieux et pour répondre à toutes nos questions, qu’elles concernent directement le cours ou pas.
Aujourd’hui, à plus d’un mois et demi de formation (déjà) je peux vous dire que je ne regrette pas mon choix. Je suis épanouie. J’arrive à gérer mon emploi du temps tout en me laissant suffisamment de temps libre pour pouvoir m’atteler à d’autres activités.
On a tendance à croire que ce type de formation, nous renferme sur nous même. Or, ce n’est pas du tout le cas. Je fais du sport régulièrement, je vois mes amis, je balade, bref, je bouge beaucoup. L’erreur serait effectivement de se renfermer dans ses études sept jours sur sept, sans jamais mettre un pied dehors.
Si vous vous posez la question, non, la solitude dans mes études de me dérange pas du tout. Bien au contraire. J’ai toujours été solitaire dans mon travail. J’ai toujours détesté les travaux de groupe et ma timidité me faisait souvent me sentir mal à l’aise dans une salle de classe. Alors finalement, j’apprécie mon environnement de travail et le fait de vraiment pouvoir aller à mon rythme, travailler la matière que je souhaite lorsque j’en ai envie.

Je pense que cet article est encore une fois, suffisamment long. J’ai encore énormément de chose à dire, notamment sur mon organisation mais je vous réserve ça pour un nouvel article.

Pour conclure, cette réorientation m’a fait peur, m’a fait me poser énormément de questions mais finalement je ne regrette pas mon choix. Je sais que j’ai pris la bonne décision. Et si j’ai bien un conseil à vous donner, c’est de ne pas avoir peur de prendre des risques. Ne restez pas renfermé dans des études qui ne vous conviennent pas, par peur pour l’avenir. Osez prendre des risques, tentez des choses et vous verrez que vous en ressortirez bien plus forts !

Partie I: Pourquoi je me suis réorientée ?

Le sujet étant assez vaste, j’ai décidé de découpé cet article en deux parties histoire que le post ne soit pas trop long. J’ai mis pas mal de temps à l’écrire parce que je ne savais clairement pas comment aborder le sujet… J’espère tout de même que ça vous plaira et que ce post sera suffisamment clair. J’attends vos retours. 🙂
C’est à plusieurs reprises, sans jamais trop rentrer dans les détails, que j’ai mentionné m’être réorientée. Si j’ai été évasive sur le sujet pendant tout ce temps ce n’est pas sans raison, vous vous en doutez bien. Même si aujourd’hui je suis complètement à l’aise dans mon choix, ça n’a pas toujours été le cas et c’est ce que je compte aborder ici.
Pour celles et ceux qui ne seraient pas au courant, j’ai fait quatre années de fac de droit. Le droit me passionnait et me passionne encore aujourd’hui. C’est un univers très riche, très complexe mais vraiment fascinant. Non seulement parce qu’il touche directement notre quotidien mais également parce qu’il s’agit d’un domaine vraiment très vaste.
Durant ces quatre années, j’ai eu des hauts et des bas. Mes deux premières années étaient vraiment bien. Je me sentais bien dans mes études, bien dans cet environnement qu’est la fac. Et puis, est arrivée ma troisième année. J’étais vraiment ultra motivée, je voulais réussir. Malheureusement, les choses ne se sont pas passées comme prévues. Les quatre premiers mois ont été rempli de difficultés autant dans ma vie privée qu’au sein de mes études.
On peut dire ce que l’on veut, mais notre réussite de dépend pas des cours en amphithéâtre, notre réussite dépend des TD, et plus précisément des chargés de TD. Il suffit de tomber sur une personne complètement exécrable et vraiment pas pédagogue pour que votre semestre soit fichu. C’est triste à dire mais c’est pourtant la réalité et c’est ce qu’il s’est passé pour moi. Au mois de décembre 2016, je me souviens être rentrée chez moi en larmes, parce que je savais pertinemment que mon TD ne valait rien, bien que ça soit ma note la plus importante du semestre… J’avais beau travailler de toutes mes forces, cette personne ne cesser de nous rabaisser en nous donnant des notes injustifiées. J’avais donc perdu totalement confiance en moi et en mon travail. Je voulais tout arrêter.
Alors je sais ce que vous êtes en train de vous dire : « Mais dans ces cas-là, il fallait aller se plaindre!« . Je ne sais pas si toi, qui lit cet article, tu es étudiant ou non (oui, je me permets de te tutoyer le temps d’une phrase…) mais sache que lorsque tu es étudiant, ton avis, on s’en tape. Surtout à la fac. Tu n’es qu’un pion parmi tant d’autres, qu’on espère faire sauter, pour laisser la place à de nouveaux étudiants.
L’inévitable est donc arrivé. J’ai dû retaper mon année. Je n’étais pas du tout motivée, je me sentais de moins en moins à ma place. Mais je gardais tout de même mon objectif en tête et c’est ce qui m’a aidé à refaire mon année. Mon premier semestre s’est très bien passé, je reprenais petit à petit confiance en moi. J’ai eu la chance d’avoir une chargée de TD absolument fantastique, avec qui les cours étaient un vrai plaisir. Et puis parfois, la vie vous envoie des signes, vous alerte en semant la zizanie dans votre vie.
On arrive donc au moins de mars dernier. Le mois de ma rupture. Ça a été une période vraiment difficile, où j’avais l’impression que tout était en train de s’effondrer autour de moi. Je ne contrôlais plus rien, j’étais perdue. J’ai passé mes partiels, tant bien que mal. Ça a été une catastrophe. Je le savais, et secrètement, je pense que je le voulais. L’idée de la réorientation était de plus en plus présente. J’avais besoin d’un nouveau départ, de me sentir de nouveau bien dans ma vie.
Malgré le fait que je savais secrètement que les résultats n’allaient pas être bons, j’avais un peu d’espoir. Mais je pense que cet espoir, cachait juste ma peur de l’inconnu.
Lorsque les résultats sont tombés, sans surprise, ce n’était pas bon. J’ai beaucoup pleuré, je ne vous le cache pas. Je me sentais vraiment nulle et sans avenir. Mais bizarrement, ça n’a duré d’une instant. Je me suis très vite remise sur pieds, je passais des journées entières devant mon PC et au téléphone avec des écoles, jusqu’au jour où j’ai enfin trouvé la réorientation qu’il me fallait.
 Ça a complètement changé ma vie. Je me sens beaucoup mieux dans mon corps, dans ma tête, dans ma vie. Se serait vous mentir de vous dire que je n’ai pas peur. Parce que oui, j’ai peur. Mine de rien, je repars de zéro, avec de nouveaux objectifs, sur un nouveau chemin, tout neuf. Mais comme on dit, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. C’est grâce à ces revirements de situations, que l’on apprend, que l’on grandi et que l’on devient la personne que l’on souhaite être.

Pourquoi j’ai arrêté la pilule

Sûrement parce que c’est aujourd’hui inscrit dans nos moeurs, à un certain âge, les jeunes filles se sentent « obligées » d’adopter un moyen contraceptif. D’adopter une pilule. Moi la première.

Tout d’abord, je pense qu’il convient que je vous donne quelques indications concernant ce mode de contraception. Comme je le disais plus haut, la plupart du temps, beaucoup de femmes se tournent vers la pilule tout simplement parce que c’est un moyen de contraception assez simple. La pilule contraceptive est en effet présentée sous forme de petit comprimé que l’on prend chaque jour. Facile non ? Néanmoins, ces comprimés contiennent des hormones destinées à agir sur les ovaires de sortes qu’il n’y ait pas d’ovulation. Sans ovulation, pas de fécondation, c’est aussi simple que ça. 
Pour être tout à fait transparente avec vous, lorsque j’étais adolescente, encore lycéenne, l’idée de prendre une pilule un jour me plaisait beaucoup. Je trouvais que ça nous rapprochait de l’âge adulte et que de ce fait, on devenait petit à petit des adultes responsables. Je ne me suis pas pressée pour autant. J’ai pris ma première pilule à l’âge de 19 ans. L’âge où j’ai connu ma première relation longue, qui nécessitait donc une certaine protection (si vous voyez ce que je veux dire). Ce jour-là, j’étais assez contente mais aussi anxieuse. J’avais quelques amies qui avaient connu certaines difficultés et pas mal d’inconvénients avec la pilule. Ajoutez à cela tout ce que j’avais pu lire sur Internet et bien évidemment l’avis de mon médecin. Ceci étant dit, j’ai la chance d’avoir le même médecin depuis des années, elle me connait très bien et sait donc ce qui semble être le mieux pour moi. Elle m’a donc prescrit une pilule micro-dosée, la pilule Trinordiol*
Lors de mes premières prises, j’étais assez contente car il semblait que je la supportais assez bien. Je n’avais guère pris de poids, je n’avais pas de nausées. Tout allait alors pour le mieux. Néanmoins, j’ai eu mon premier choc émotionnel à cette même période. Nous étions au mois de septembre et ma rentrée devait avoir lieu. Sauf que cette année-là, il n’y avait pas de rentrée pour moi. Je l’ai vraiment très mal vécu. Je n’avais le goût de rien, je voulais simplement rester chez moi, en pyjama à m’apitoyer sur mon sort. Bien évidemment, il m’a fallu un temps fou pour faire le lien. Il m’a fallu 2 ans. 
Les années sont donc passées et au fond de moi je savais que quelque chose n’allait pas mais je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Jusqu’au mois de septembre dernier. En effet, en rentrant de notre voyage d’Amsterdam, il y avait une émission sur la radio Inter. Ils parlaient de la pilule. Autour de la table, il y avait bien évidemment des médecins qui défendaient la prise de la pilule mais il y avait aussi cette jeune chercheuse qui pointait du doigt la pilule contraceptive et qui en exposait tous ses effets indésirables. La prise de poids, la dépression, le dérèglement hormonal et j’en passe… 
Ça m’a frappé en pleine tête. Je venais de mettre le doigt sur le problème. Cela faisait quelques mois que je me sentais constamment mal à l’aise. J’avais très régulièrement des nausées et ajoutez à cela que je me sentais prisonnière dans mon propre corps. Ce corps qui finalement, me semblait de plus en plus étranger. Mais je ne voulais pas encore voir la réalité en face. C’est après de longues heures de réflexions et de longues heures de discussions avec mon chéri que j’ai décidé de prendre rendez-vous chez mon médecin. Et croyais-moi, ce rendez-vous n’aurait peut-être pas eu lieu si vite, si mon chéri n’avait pas été là pour m’épauler. 
Étant suffisamment à l’aise avec mon médecin, j’ai pu lui exposé mon point de vue et lui expliquer les symptômes que j’avais pu remarquer au cours des derniers mois. Elle a été très compréhensive et m’a clairement dit que mon choix était légitime. J’ai donc dû passer une prise de sang afin de vérifier que tout allait bien et là encore l’avis de l’infirmière a motivé mon choix. Trop peu de femmes en parlent, trop de femmes sont timides sur le sujet. Mais il est bien là. Si vous voulez savoir, l’infirmière en question m’a dit que mon choix était très responsable et très courageux pour mon âge. Qu’elle était elle-même face à ce combat pour sa propre fille qui approchait de l’âge « fatidique », et qu’elle refusait d’infliger cela à sa fille car elle avait elle-même connu des difficultés. 
Je ne suis pas une pro sur le sujet vous savez, j’ai simplement écouté mon corps. Si vous souhaitez vous informer un peu plus sur le sujet, je vous invite vivement à lire de nombreuses études qui en parlent et que vous pouvez très facilement retrouver sur Internet. 
Aujourd’hui je me sens bien mieux. Les nausées ont totalement disparu de la circulation, les quelques kilos qui accompagnaient ma pilule ont eux aussi disparu. Je pense que je n’oublierai pas ce sentiment de libération que j’ai ressenti le premier mois sans pilule. C’était vraiment intense. J’ai réellement senti mon corps se libérer d’un poids, j’ai tout simplement senti mon corps reprendre possession de ce qui lui appartenait. 
Néanmoins je tiens à préciser un autre point. Il n’est clairement pas recommandé de rester sans moyen contraceptif ou encore de stopper sa pilule sans l’avis d’un médecin. Comme je vous le disais plus haut, mon copain a été très compréhensif, il m’a épaulé et il est tout autant concerné que moi par ce choix, finalement. Décider d’arrêter la pilule n’est pas un choix facile mais dans certains cas, ça peut être une bonne idée. Ça a été le cas pour moi. Aujourd’hui, je suis incapable de vous dire que je ne prendrai plus jamais la pilule de ma vie. J’ai toujours chez moi, une ordonnance prescrite par mon médecin d’une pilule encore plus faible que celle que j’avais. Je ne l’ai toujours pas touché. 
Sachez simplement qu’il existe beaucoup de moyens de contraception que l’on ne connait pas, tout simplement parce qu’on est très mal informé sur le sujet. Lorsque j’étais au collège, on nous a bien évidemment parlé du préservatif mais devinez qui venait en seconde place ? La pilule. C’est donc, je pense, tout à fait légitime de se tourner vers elle lorsqu’on en entend constamment parler. 
Cet article n’a pas pour but de vous influencer dans votre choix, loin de là cette idée. Je voulais simplement partager cette expérience avec vous car je pense que c’est important d’en parler.  Encore une fois, je n’ai aucune compétence pour en parler alors je me base sur ce que je connais, à savoir mon propre corps. D’ailleurs, n’hésitez vraiment à partager sous ce post vos témoignages et vos avis sur la question, je serai ravie de pouvoir les lire!
* Le fait de nommer la pilule n’a lieu qu’à titre informatif.