Les études #4 : Travailler peu mais travailler mieux.

Ce post rejoint très étroitement l’épisode 3 dans lequel je vous expliquais l’importance de travailler régulièrement. Aujourd’hui, j’ai eu envie de partager avec vous un autre de mes petits tuyaux, que j’ai appliqué au cours de ces deux dernières années et je vais également partager avec vous les résultats que j’ai constaté.

Lorsque je suis arrivée à la fac, j’avais en tête l’image de l’étudiante débordée, qui est sans cesse le nez dans ses bouquins. J’étais fascinée, excitée. J’avais hâte d’être cette étudiante. Mon premier semestre s’est très bien passé. Je travaillais beaucoup. Pendant des heures et des heures. Mes journées étaient interminables mais ça me plaisait. Cependant, l’inévitable est arrivé. Je cumulais des heures de cours en présentiel et des heures de révisions chez moi avec en bonus, mon job étudiant le samedi et le dimanche matin. Je n’avais aucun moment de répit. Alors, arrivé au second semestre, la fatigue s’est emparé de mon corps sans que je puisse dire ou faire quoi que ce soit. Mes parents m’ont alors demandé de faire un choix. Je devais ralentir la cadence pour prendre le temps de me reposer et de sortir la tête de mes fiches de droit interminables. C’était très clair : mes parents m’ont dit : « c’est soit tu arrêtes tes études, soit tu demandes à avoir un contrat de travail moins volumineux, soit tu suspens ton permis ». Parce que oui, j’étais également en train d’essayer d’avoir mon code … Vous vous doutez bien que dans cet ultimatum (qui n’en est pas vraiment un) mes parents me donnaient tout simplement la solution pour que je puisse avoir un peu plus de temps pour moi. J’ai donc demandé à réduire mes heures de travail et j’ai également suspendu mon permis de conduire.

J’étais alors persuadée que ce changement de rythme allait me permettre de me reposer. Mais non. Je me suis mise à bosser de plus en plus. J’étais très sévère avec moi-même dans mon travail et je mettais la barre très haute. Trop haute. Cette détermination et ce refus de vouloir changer ma méthode de travail n’ont fait que rendre mes années de fac plus dures les unes que les autres jusqu’à ce que je baisse les bras et décide de me réorienter. Si le sujet de ma réorientation vous intéresse d’ailleurs, je vous invite à lire le post (ici) où je vous explique tout en détail.

Ma réorientation a été l’une des meilleures décisions de ma vie. Beaucoup de choses étaient en train de changer pour moi, sur tous les fronts et je voulais à tout prix éviter de refaire les mêmes erreurs que dans le passé. Pour être honnête, je pense que la forme d’apprentissage que j’ai choisi m’a facilité la tâche. Bien qu’au départ, mes vieux démons m’ont rattrapé, j’ai très vite compris qu’il fallait que je m’adapte et que je change ma façon de travailler. Et c’est en quelque sorte à ce moment-là, que la magie a opéré.

J’ai appris à organiser mes journées différemment. Je travaillais toute la matinée, de 8h30 à 12h, non stop et l’après-midi, j’étais libre de faire ce que je voulais. Ça a changé ma vie ! J’étais beaucoup plus reposée et plus motivée aussi. Lorsque je commençais ma journée, c’était toujours avec une tonne d’énergie. Je savais pourquoi je le faisais et je savais que si je travaillais correctement, ma récompense, c’était mon temps libre. Mes résultats étaient eux aussi en hausse. Je n’avais pas l’impression de travailler dans le vide comme si aucune information ne rentrait dans mon cerveau. Peu à peu j’ai trouvé mon rythme. J’ai appris à écouter mon corps tout en travaillant suffisamment.

Je pense que vous avez compris le message que j’essaie de faire passer ici. Je conçois qu’il soit parfois nécessaire de bosser durant des heures et des heures. Simplement, ne travaillez pas au détriment de votre santé. Au plus vous allez retarder le moment où vous vous reposez, au plus vous allez le payer cher. Toute étude confondue peut-être aménagée de sorte que votre travail personnel soit moins éprouvant. Il vous suffit simplement de trouver votre rythme et de vous y tenir. Lorsque vous travaillez, coupez votre téléphone, déconnectez-vous des réseaux sociaux. Ne répondez pas au texto de votre chéri(e) ou de votre meilleur(e) ami(e). Concentrez-vous uniquement sur votre travail. Vous verrez que vos résultats seront bien plus concluant.

Autre conseil, écoutez-vous. Pour ma part, il y a des journées où je travaille plus que d’autres. Il m’est arrivée à de nombreuses reprises de travailler toute la journée, non stop. Tout comme, il m’est arrivé de me remettre à travailler à 20h le soir jusqu’à 22h. On a tous nos moments de productivité et il est très important de les écouter. Mais avant de pouvoir les écouter, il faut les reconnaître. Par exemple, je suis sans aucun doute une personne du matin. Mais je connais quelques personnes qui préfèrent travailler l’après-midi. Et d’autres encore préfèrent travailler la nuit. Nous sommes tous différents. Nous n’avons pas les mêmes habitudes ni même la même concentration.

Alors oui, ça paraît extrême dit comme ça. Ça peut faire peur aussi. J’ai eu peur au début. Et puis, j’ai appris. C’est un apprentissage comme les autres qui nécessite peut-être plus de rigueur et de patience au début. Ensuite ça devient un automatisme. Donc vous l’aurez compris, si j’ai bien un conseil à vous donner pour que vous réussissiez au mieux votre apprentissage, c’est de travailler peu et de travailler mieux !



5 commentaires sur “Les études #4 : Travailler peu mais travailler mieux.

  1. Bravo pour cet article qui dit l’essentiel dans le titre : travailler moins mais mieux ! 👏

    On nous laisse souvent croire qu’on est « productif » à force de nous acharner toute la journée sur une tâche… En fait c’est tout l’inverse ! Il faut travailler avec intelligence et organisation, et savoir faire des pauses pour recharger les batteries et être plus efficace ensuite.

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  2. Tout à fait ! Et je pense qu’en cette période de confinement, les personnes qui ne sont pas habituées à travailler à la maison, doivent avoir du mal à délimiter leur temps de travail et leur temps de repos. D’ailleurs, l’une de mes amies m’a avoué travailler deux fois plus que la normale parce que justement elle n’arrivait pas à s’arrêter. Elle culpabilisait presque de prendre du temps elle. Or, le temps pour soi, c’est hyper important .

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  3. Et oui, on a besoin d’établir des limites entre le personnel et le professionnel… Mais avec le numérique (mails qu’on reçoit en permanence notamment) c’est de plus en plus compliqué 😦 Alors, le télétravail, ça peut vite devenir super intrusif…

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