Ne me parlez plus d’échecs !

Honnêtement, je ne pensais pas écrire un tel article un jour. J’ai toujours eu un rapport très dur avec l’échec, je ne l’ai jamais accepté. J’étais ce genre de personne, à être très exigeante avec elle-même. En permanence. Je visais toujours très haut, parfois trop haut. De ce fait, la déception était parfois inévitable et malheureusement, elle faisait très mal. Face à un « échec » je perdais tous mes moyens. J’avais l’impression que ma vie était détruite, que je n’allais pas m’en sortir et que je ne sortirai jamais la tête de l’eau. Un peu comme si, tout ce que je me donnais tant de mal à construire, s’écroulait et disparaissait à tout jamais.

J’ai été dévastée, plus d’une fois. Parfois, c’était à cause d’un devoir raté, d’une note catastrophique ou bien d’une année non validée. D’autres fois, c’était à cause d’une relation dans laquelle j’avais énormément d’espoirs et qui finalement, n’a pas porté ces fruits. D’autres fois, parce que je n’arrivais pas à maintenir un certain rythme de travail que je m’étais imposé, et je me voyais lâcher prise, baisser les bras. Toutes ces situations, diverses soient-elles, m’ont fait douter de moi plus d’une fois. J’ai, plus d’une fois, été tellement triste, tellement déprimée que j’avais l’impression de couler et que ma vie était en train de s’effondrer. C’était plus fort que moi, je ne pouvais pas m’empêcher de me répéter que j’étais nulle, sans ressources et trop faible pour me relever.

Un beau jour, la tendance a changé. Il suffisait d’un petit rien, pour me redonner espoir. Et avec le recul, je me suis rendue compte, que toutes ces situations que j’ai longtemps jugé néfastes, handicapantes, étaient en réalité bénéfiques.

Pour vous donner un exemple très parlant, l’an dernier, j’ai vécu ce que je pensais être le plus gros échec de ma vie. Je n’ai pas validé ma 2ème année en faculté de droit. À ce moment-là, je vous assure que mon monde s’est écroulé. Je ne savais pas ce que j’allais faire de ma vie, où j’allais aller mais je savais qu’il fallait que je quitte la fac. Je savais que cet environnement n’était pas fait pour moi, ne me correspondait pas. J’ai passé quelques jours renfermée, à tout remettre en question, avec la boule au ventre, sans trop savoir quoi faire. Et puis un matin, je me suis réveillée en ayant une certaine détermination. J’étais déterminée à me dépasser, à me relever. J’ai donc cherché pendant quelques semaines tous les domaines qui m’intéressaient et toutes les portes qui, finalement, étaient ouvertes devant moi. C’était fascinant et excitant à la fois. En septembre 2018, j’ai donc commencé mes nouvelles études. Quelle délivrance! À ce jour, je suis complètement épanouie dans mes études. J’étudie un sujet qui me passionne et je réussis.

Vous comprendrez qu’aujourd’hui, mon regard sur l’échec est totalement différent. J’ai énormément appris de mes erreurs, de mes choix et des différentes expériences qui se présentent à nous. Bien évidemment la peine que vous ressentez sur le moment est, je pense, inévitable. C’est tout à fait normal de ressentir une certaine frustration. Mais le plus important, c’est de garder la tête haute. De se dire que l’on a réalisé énormément de choses, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, qu’elles aient porté leurs fruits ou pas. Chaque expérience de la vie a lieu pour une bonne raison. L’Univers est très bien fait, rien arrive au hasard. Mais ça, vous le comprenez que bien longtemps après. Du moins ça a été le cas pour moi. La persévérance est la clé de beaucoup de choses. Ne baissez jamais les bras. Relevez-vous et affrontez vos peurs et vos doutes. Vous verrez, vous en ressortirez bien plus grands et bien plus forts.

Alors oui, ne me parlez plus d’échecs. Les épreuves que vous traversez sont des expériences qui vont, à terme, vous construire et vous conduire vers votre propre destinée, votre propre réussite. On ne le répète donc jamais assez, il n’y a pas d’échecs, mais que des leçons dans la vie. Soyez grands, soyez forts et mesurez tout le potentiel qui sommeille en vous. Il y a énormément de ressources en nous dont on ignore l’existence et qui pourtant, ne demande qu’à être exploitées.

Laura.

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